|
|
|
Du nouveau sur Missak
Manouchian
Trois questions
à Didier Daeninckx, auteur de «MISSAK»,
éditions Perrin +1 VIDEO
|
|
|
Dimanche 20 septembre 2009
|
|
« MISSAK » roman, livre historique,
biographie ?
La vie de Missak Manouchian est revisitée par un journaliste, en
février 1955, alors que l’on s’apprête à inaugurer la première rue qui
portera le nom de «Groupe Manouchian» à Paris.
C’est donc un roman, mais en le préparant, j’ai découvert, par hasard,
les archives inédites de Missak Manouchian, et mon roman est nourri de
la lecture de documents qui bouleversent totalement l’image qu’on
s’était faite du chef des détachements FTP-MOI parisiens.
Vous pouvez nous donner un exemple?
Oui.
Chacun sait que Missak a écrit une dernière lettre, adressée à Mélinée,
et dont Aragon s’est inspiré pour écire son magnifique poème mis en
musique par Léo Ferré. Mais il existe une avant-dernière lettre
adressée, elle, à la sœur de Mélinée, Armène Assadourian. Elle recèle
une phrase énigmatique qui m’a conduit sur la trace d’un personnage
incroyable. Il s’appelle Armenak Dav’Tian, et c’est un dirigeant de la
république soviétique d’Arménie. Entré en dissidence sous Staline, il
s’enfuit avant d’être exécuté, mène une vie aventureuse en Iran, en
Inde, avant de rejoindre Paris.
Manouchian connaissait-il son parcours ?
Oui.
Missak Manouchian était pleinement informé de cette trajectoire. Il
intègrera pourtant Dav’Tian en 1943 dans le détachement arménien,
bravant ainsi toutes les consignes politiques de la direction de son
parti.
Ce n’est là qu’un des nombreux éclairages que m’ont apporté ces
archives privées inédites, que j’ai complétées en consultant des
documents encore non classés et non communicables émanant des archives
du PCF.
Le roman avance en prenant appui sur ces blocs de réalité.
|
|