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Quand, au hasard d'une conversation, quelqu'un, dans le quartier, évoquait en plaisantant la mémoire de son père, on ne l'appelait que "le jardinier" ou le fleuriste. François, lui, se mettait à hurler.
Son dernier jour, et plus précisément son ultime seconde sur cette terre occupait tout l'espace de la mémoire filiale... Le
"fleuriste" lui confiait-on, ne reprenait du service qu'en
novembre, en fourguant à la sauvette les
chrysanthèmes raflés, la nuit, sur les
tombes du cimetière parisien de Pantin. Alors que
s'installaient les frimas, il lorgnait chaque jour davantage
vers la penderie fermée à clef qui abritait
les bottes, la hotte, la fausse barbe et la houppelande.
Mais il ne sortait la panoplie ennuagée de naphtaline
que dans la semaine précédant Minuit
chrétien (...) Cette
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