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Au
pays des 4L jaunes Texte
et photos de Didier Daeninckx |
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"Une cinquantaine de taxis jaunes étaient alignés sur le parking de l'aéroport, rien que des 4L rutilantes dont la plus jeune, malgré le fard, accusait ses trente ans d'âge. J'en pris une, la numéro 001, et contrairement à ce qui se passait dans la capitale, le chauffeur ne me demanda pas de lui payer la course à l'avance afin d'aller acheter un litre d'essence à la station la plus proche. Pourtant un plein, ici aussi, coûtait 100.000 ariarys, l'équivalent d'un bon mois de salaire La rue Colbert est l'épine dorsale de la ville basse, et on n'a pas lésiné sur le symbole républicain en lui octroyant une longueur totale de 1000 mètres. Elle prend naissance sur la place Foch, face au béton gris du "bloc administratif" et bute sur la résidence après avoir desservi une infinité de commerces, de banques, d'hôtels, la halle métallique due à Gustave Eiffel qui abrite aujourd'hui l'Alliance Française, deux casinos, quelques discothèques où le soir, les filles venues de la périphérie, se vendent très jeunes aux marins, aux touristes, aux wazahas, pour moins de dix euros"... |
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