©www.amnistia.net


Burundi : camps d'enfermement
un grand reportage de Ettore Malanca

Tout le reportage sur le numéro 3 de notre revue Les enquêtes interdites à paraître le 15 mars. Commandez-le ou abonnez-vous!


Depuis sept ans une guerre civile ravage le Burundi. Le pays est gouverné par le président Pierre Buyoya dont le régime assure les pleins pouvoirs à la minorité tutsi. Cette ethnie qui ne représente que 14% de la population détient pratiquement tous les postes clés et notamment elle contrôle l'armée. Du côté tutsi cette répartition inégale du pouvoir - les Hutus représentent 85% de la population - s'apparente à une véritable assurance-vie. Il suffit de regarder ce qui s'est passé en 1994 dans le Rwanda voisin, et se souvenir que 800.000 Tutsis y furent massacrés en trois mois par les partisans fanatiques du Hutu Power.
Ce fut un génocide.

Le reportage photographique que nous publions illustre ce qui se passe de nos jours au Burundi. En six mois l'armée burundaise, tutsi, a en effet enfermé plusieurs centaines de milliers de paysans hutu, dont 300.000 venant des environs de la capitale Bujumbura, dans des "sites de regroupement". Les raisons évoquées par le gouvernement tutsi reposent sur la nécessité de couper les vivres et les bases aux rebelles hutus et donc d'éviter un nouveau massacre de la population tutsi. Cette menace est bien réelle.

Vous avez sous les yeux le témoignage de la vie dans les camps. Il en existe 350 dans tout le pays. Environ 800.000 Hutus y sont enfermés dans des conditions tragiques: famine, épidémies, choléra. Le taux de mortalité est énorme. Voici donc à quoi aboutissent les si détestables politiques de clivage ethniques.

En mars 2000, Ettore Malanca s'est rendu dans les camps de Kabezi, Kavuma, Karenzi, Rushubi, Mugendo. Témoignage.



Agrandir la photo

Agrandir la photo

Agrandir la photo


Tout le reportage sur le numéro 3 de notre revue Les enquêtes interdites à paraître le 15 mars. Commandez-le ou abonnez-vous!



photos: ©Ettore Malanca

La une

Haut de page

Ex-iles

 
©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation interdits
contact: redaction@amnistia.net