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Le Maroni.
Ce cours d'eau au
caractère lunatique, glisse comme un serpent
au milieu de l'Amazonie. Il caresse d'un
côté le Surinam et de l'autre la
"France". Aucune frontière n'est pourtant ni
visible, ni imaginable pour le peuple des Bonis,
des Bush; les Aloucou.
Eux, ils n'ont pas attendu
Haïti pour se révolter contre un destin
d'esclavage. Ce peuple de guerriers s'est
libéré avant pour se protéger
ici. Sur les rives d'un fleuve dont ils sont les
seuls à connaître les mystères,
les pièges, les secrets.
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