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Les
nouveaux esclaves.
En Guyane on considère
les Brésiliens comme une main d'oeuvre
à bas coût. C'est sans doute bien plus
lucratif, de donner du travail au noir, même
pour des entreprises publiques, à un prix
aligné sur le marché
sud-américain plutôt que d'embaucher
des Français de Guyane aux prix fort des
charges parisiennes.
C'est ainsi que, dans cette
logique de marchands d'exploitation, il est moins
cher de donner des RMI aux Guyanais pour qu'ils ne
fassent rien plutôt que de leur donner du
travail et de devoir les payer aux normes de la
République.
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