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Une
partie de ces dessins a été
"commandée" à
l'époque par les mairies de
Poindimié et de Touho, d'autres ont
fleuri plus spontanément. Dans tous
les cas ces uvres, telles des
bornes, marquaient de manière
ostensible l'entrée dans le
territoire du Front de Libération
kanak Socialiste. Leur survivance
aujourd'hui témoigne de la
volonté d'inscrire dans la vie
quotidienne la mémoire des
frères tombés au
combat.
Les
photos ci-jointes ont été
prises en avril 2001 par notre
correspondant Pierre Maillot.
Malgré l'érosion du temps,
les graffitis ou les détournements
(un joint dans la bouche du grand chef
Ataï), ces peintures dont les auteurs
sont connus, continuent quinze ans
après, d'interpeller les passants.
Pour
plus de détails sur ces fresques,
on se reportera à la plaquette
éditée par la Province nord,
sous la responsabilité
intellectuelle de Hamid Mokkadem, et
intitulée Expressions kanak
contemporaines: un art de vivre
océanien (Province nord, Festival
des arts du pacifique, Koné, 2000).
On y trouve notamment les interviews des
principaux auteurs de ces fresques: Ignace
Wema, Elia Aramoto, Pierre Chanel Lepeu,
Jean Claude Goyeta, Nebeaou, Maurice
Poindi Penda Anatole Koate, Jean-Marie
Ppoadja Benjamin Dahite.
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