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Ettore
Malanca, photojournaliste, nous a confié ce
reportage en exclusivité. C'est le destin
des enfants abandonnés dans les rues de
l'ex-empire qui a interpellé la
sensibilité de ce reporter si riche
d'humanité.
Russie,
1998, la dévaluation du rouble frappe de
plein fouet le pays. Les couches sociales le plus
pauvres, déjà fragilisées par
les impitoyables lois de la nouvelle dictature
économique imposées par le "libre"
marché, sont encore plus vulnérables.
Les jeunes qui sont nés dans ce nouveau
contexte, ne peuvent plus compter ni sur une aide
sociale, ni sur la cellule familiale qui, en pleine
désintégration n'a plus les moyens de
les aider, de les prendre en charge.
C'est
la misère. C'est la faim. Les
premières victimes sont les enfants et les
adolescents qui, faute de points de repère,
vivent régulièrement livrés
à eux-mêmes dans les rues de la Russie
néo-libérale. Ils sont plus d'un
million. Ce reportage retrace leurs vies dans deux
"centres d'accueil". Les seules structures
"sociales" que l'administration russe met à
dispositions de ces jeunes abandonnés sont
gérées par le ministère de
l'Intérieur... Ce sont des centres de
détention. La vie des enfants qui y sont
internés ressemble à celle des
détenus dans les misérables prisons
de l'ancien empire.
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