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Eléments de Alain de
Benoist et Marianne de
Jean-François Kahn: à
quelques semaines de distance, les deux
publications ont trouvé la
même source d'inspiration.
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Depuis
de nombreuses années, les organes de
presse de la droite extrême mènent une
campagne permanente contre tous ceux qui mettent en
lumière les "axes fondamentaux" de leur
pensée: l'anti-humanisme, la
volonté inégalitaire, le racisme
caché sous le masque du
différentialisme.
Si
les lecteurs d'amnistia.net ne sont pas
surpris en retrouvant une partie de l'argumentation
"nouvelle droite" dans les colonnes de
Marianne, ils peuvent être
déconcertés en constatant que des
journaux comme Politis ne craignent pas
de s'associer à cette véritable
chasse aux sorcières et adoptent parfois
dans leurs titres, leurs articles, des termes
qui ne dépareraient pas
Éléments ou Krisis.
Cette ligne est d'ailleurs loin de faire
l'unanimité de la rédaction, et
suscite de violentes réactions comme le
prouvent certaines lettres publiées par le
courrier des lecteurs. Il semble que les
faiblesses de certains ténors du journal
pour Chevènement ne soient pas
étrangères à ces
dérapages. On retrouve, il est vrai, nombre
de personnages influents de la Nouvelle-Droite dans
l'entourage immédiat du Che de Belfort,
comme le général Pierre-Marie Gallois
qui, il n'y a pas si longtemps, était
l'adjoint de Fabrice Laroche, (pseudonyme de Alain
de Benoist) à la rédaction de la
revue néo-fasciste
Éléments.
La
passerelle vers Alain de Benoist empruntée
aussi bien par Jean-François Kahn
(Marianne) que par Bernard Langlois
(Politis) était un petit peu plus
discrète: ils n'hésitaient pas,
il y a quelques années, à apposer
leurs signatures dans la revue haut de gamme de la
Nouvelle-Droite, Krisis. Bernard Langlois
s'était également fait remarquer, en
1991, après que le porte-parole des Verts,
le Lyonnais Jean Brière, eut prononcé
un discours violemment antisémite qui lui
valut d'être exclu du mouvement
écologiste. Le patron de Politis
produisit alors un article minimisant ce
basculement de Brière vers
l'extrême-droite
(...)
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