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Faussaires
: la bataille de l'euro vient de commencer
La
mise en circulation de la monnaie européenne
en janvier dernier présentait deux risques
majeurs: la crainte des braquages visant les
convois acheminant l'argent aux banques et celui de
la falsification des billets. Le premier obstacle a
été dépassé sans gros
dégâts. Pour la falsification, il
faudra attendre que le milieu des faussaires
termine la phase d'étude des nouvelles
coupures (...)
Fini
les bricoleurs et les "imprimeurs" à la
petite semaine. Maintenant il faut investir de
l'argent et des compétences techniques.
Autrefois par exemple, pour donner une bonne
consistance tactile et une bonne "sonorité"
aux anciens billets, il suffisait de les vaporiser
avec une banale laque pour cheveux... Coût de
la bombe de laque: 1 euro seulement! Maintenant que
le grammage du papier-euro n'est plus le
même, il faut recourir à un gel
fixant. Pour trouver ce produit utilisé en
pharmacologie, on peut surfer sur Internet et le
commander sur le site d'une société
texane. Mais c'est plus cher: 35 euro environ les
250 grammes qui permettent de "traiter" peu de faux
billets. Et c'est toujours sur Internet qu'on
pourra trouver le fil métallique qui
traverse les nouvelles coupures ou les encres
spéciales qui, additionnées de plomb,
seront utilisées pour reproduire les
couleurs particulières des euros. Le
véritable problème reste l'hologramme
multidimensionnel (...)
Tout
l'article dans le n°12 des Enquêtes
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