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Mardi
18 juin 2002, un avion privé avec
douze mercenaires français à
bord a été bloqué
lors de son escale à Dar es Salaam,
en Tanzanie, puis contraint de rentrer en
France. Selon le Figaro du
21.06.2002, certains de ces hommes sont
d'anciens militaires professionnels,
d'autres proviennent des services d'ordre
du Front National. Dirigé vers le
Madagascar, l'avion s'était vu
interdire l'accès à l'espace
aérien malgache.
Les douze mercenaires, partis de
l'aéroport du Bourget, avaient
été vraisemblablement
recrutés pour le compte du
président malgache déchu
Ratsiraka, séjournant à
Paris depuis le 14 juin. Ils
s'apprêtaient probablement à
commettre des actions contre le
président élu, Ravalomanana.
"La
société qui a recruté
les hommes perdra probablement son
agrément, pour avoir
planifié cette action
illégale" déclarait un
"connaisseur du dossier" au
Figaro...
L' "agrément " des "compagnies
militaires privées" faisait l'objet
d'un vif débat au Parlement
britannique en février dernier.
Nous
en parlions dans cet article publié
le 27 février 2002 dans le
n°13 des Enquêtes
interdites. Soutenez
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Le
12 février 2002, le ministre des
Affaires étrangères Jack
Straw remettait au Parlement britannique
un rapport sur la nécessité
de réglementer les "compagnies
militaires privées".
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Le
Premier ministre britannique Tony Blair et le
président du Conseil italien Silvio
Berlusconi se sont rencontrés à Rome
le 15 février 2002, dans le cadre d'un
sommet italo-britannique. Au cours de leurs
entretiens, le libéral-"travailliste" Blair
et le libéral-conservateur Berlusconi ont pu
vérifier la convergence de leurs
idées dans le domaine économique
(...)
Mais
le chef de l'exécutif britannique a
peut-être mis à profit sa visite pour
demander des précieux conseils à son
homologue italien Silvio Berlusconi. Ce
dernier, véritable expert du mélange
des genres entre business personnel et pouvoir
politique, a désormais une longue
expérience dans l'art de se tirer d'affaire.
Une expérience dont Tony Blair a un besoin
urgent. En effet, coup sur coup, deux
polémiques viennent d'éclater au
Royaume-Uni concernant les liens incestueux entre
monde politique et profit privé
(...)
Le
milliardaire indien Lakshmi Mittal, patron de la
société LNM, avait "donné"
125.000 livres au parti travailliste de Tony
Blair (...)
La
tempête du "money for favour" (argent contre
faveur) venait juste de s'abattre sur Tony Blair et
le parti travailliste, qu'une nouvelle
polémique éclatait le 12
février 2002. A cette date, le ministre des
Affaires étrangères Jack Straw
présentait au Parlement britannique un
rapport sur les "sociétés militaires
privées". Ces "entreprises" qui de plus
en plus souvent interviennent sur les
théâtres de guerre du monde entier,
fournissant des "services" aussi variés que
discutables (...)
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