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Marchands d'armes: qui protège le réseau franco-croate?
Les étranges liaisons de la milice parallèle du Front National
Par Enrico Porsia

Tout le dossier "Menaces fascistes"


Cet article a été publié le 27 février 2002 dans le n°13 des Enquêtes interdites. Soutenez notre rédaction indépendante, abonnez-vous!




A
la fin de l'année 2001, entre novembre et décembre, des fonctionnaires de la DST on effectué plusieurs voyages à Zagreb. Les enquêteurs français cherchaient, semble-t-il, à remonter la filière d'un énorme trafic d'armes international. Seulement, voilà, une fois à Zagreb, ils se seraient contentés de s'intéresser aux seules activités d'un certain "James" Marty Cappiau, un ancien légionnaire belge qui s'etait recyclé dans le trafic d'armes. Cappiau fut tué le 22 mars 2001.

Très vite, l'ancien légionnaire était devenu un acteur incontournable du trafic d'armes. A cette époque, il travaillait en étroite collaboration avec Jacques Monsieur. En 1996, un à-valoir d'un million de dollars est versé sur un compte suisse. Ce pactole provenait de Tchétchénie. Les rebelles tchétchènes du général Doudaïev ont été mis en contact avec le réseau des trafiquants d'armes de Monsieur et Cappiau à travers Bernard et Nicolas Courcelle.

En 1989, Bernard Courcelle a un emploi. Il travaille aux Musées nationaux. Il a pour mission de protéger la conservatrice du musée d'Orsay, Anne Pingeot, la mère de Mazarine, la fille de François Mitterrand. En 1994, Jean-Marie Le Pen, le chef du Front National décide d'innover en matière de service d'ordre. L'ex-commissaire Charles Pellegrini, un ancien de la cellule élyséenne, lui recommande Bernard Courcelle, qui se retrouve être le directeur national de la milice parallèle de Le Pen.

En 1998, la police retrouve au domicile de Frédéric Jamet, fondateur du Front National Police, un chèque d'un million de marks allemands. Il provient d'une banque croate. S'agit-il de l'argent du trafic d'armes? Les fonctionnaires de police ne pourront jamais répondre à cette question, leur enquête est stoppée net (...)

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