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La petite Arlette qui monte, qui
monte
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Blondel/Arlette:
un front commun
Marc
Blondel, le secrétaire général
du syndicat Force Ouvrière est un homme qui
navigue à contre-courant. Contrairement aux
autres syndicats qui, face à la menace
néo-fasciste pesant sur le scrutin
présidentiel du 5 mai appelaient à
faire barrage au Front National dans la rue comme
dans les urnes, le patron de FO se déclarait
un fervent partisan du vote "petit blanc". Quant
aux manifestations unitaires du premier mai, il
clamait haut et fort son esprit
d'indépendance en refusant de mêler
son syndicat à la déferlante anti-Le
Pen qui défilait dans les rues (voir Les
enquêtes interdites n°16).
Mais
il existe aussi d'autres sujets qui font de ce
champion de l'intransigeance syndicale un
véritable recordman de
l'ambiguïté. Tel est le cas de la
retraite par capitalisation, que Marc Blondel,
l'inlassable défenseur des travailleurs, a
toujours dénoncée, a juste titre,
comme étant une des pires arnaques
imaginées par le patronat pour "ruiner les
retraites". La surprise est donc de taille quand on
apprend, dans les colonnes de Capital
(numéro 128, mai 2002) que l'incroyable
Monsieur Blondel n'avait pas hésité
à souscrire depuis plus de dix ans
déjà, un "contrat d'épargne
salariale tres alléchant au
bénéfice du personnel de Force
ouvrière"(...)
Il
faut dire qu'à FO le secretaire
général n'est pas la seule
personnalité à faire preuve
d'originalité. Arlette Laguillier la "jeune
retraitée révolutionnaire" de Lutte
Ouvrière, qui est, elle aussi,
adhérente au syndicat de Monsieur Blondel
... on ne se souvient pas qu'elle se soit
opposée énergiquement à sa
banque lors de la proposition du plan "social"
visant à supprimer des emplois. Et pour
cause. Son syndicat, FO avait en effet signé
toutes les mesures d'accompagnement
proposées par l'employeur. Chose qui n'a pas
empêché à l'infatigable Arlette
de marteler en meeting de lutte Ouvrière:
"ne tolérons plus les licenciements, le
chômage et la misère"
(...)
Tout
l'article dans le n°17-18 des
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