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Bush:
"Opération ciel propre"
Par
Robert Realley
Réunie
à Bruxelles le 4 mars dernier, l'Union
européenne a ratifié le "protocole de
Kyoto". Signé en 1997, cet accord de
principe constituait le premier pas des pays
industrialisés, dont les Etats-Unis, pour
réduire les émissions de gaz à
"effet de serre". Ces gaz, le dioxyde de carbone
(CO2) en particulier, sont considérés
comme les responsables du réchauffement
climatique de la planète. La décision
de l'Union européenne obligera, d'ici 2012,
les 15 pays membres à réduire de 8%
les émissions relevées en 1990. Avant
d'avoir force de loi, le traité de Kyoto
devra être approuvé par 55 pays, parmi
lesquels ceux qui provoquent 55% des
émissions totales de gaz. Il faudra donc
recueillir l'adhésion formelle d'Etats comme
la Russie, la Chine, le Japon ou la
Nouvelle-Zélande. Et c'est seulement
à la conférence de Johannesburg, en
Afrique du Sud, qu'on parlera en septembre prochain
d'observateurs internationaux qui auront le pouvoir
de contrôler et de sanctionner les
contrevenants éventuels.
A
cette réunion il y aura un absent de taille:
les Etats-Unis. Un pays qui, avec 4% seulement de
la population mondiale, est responsable de 25% des
émissions de gaz carbonique, et qui avait
déjà obtenu le compromis de devoir
réduire de 7% seulement ses
émissions. (...)
Tout
l'article dans le n°17-18 des
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