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Sur un forum lié au mouvement "Blood &
Honour", créé au Royaume Uni, Maxime
Brunerie a laissé le message suivant:
"Regardez la télé dimanche, je serai
la star... Mort au gouvernement d'occupation
sioniste, Heil Hitler!"
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Il
a 25 ans, s'appelle Maxime Brunerie et appartient à
la galaxie brune de l'extrême droite française.
C'est lui qui, le 14 juillet, a tiré sur Jacques
Chirac. Son parcours politique est, selon un rapport des
RG cité par Libération,
étroitement lié aux "groupuscules
néo-nazis, skinheads et hooligans". En effet, Maxime
Brunerie s'était illustré depuis le milieu des
années 90 comme supporter enthousiaste du Parti
nationaliste français et européen. Ce
mouvement est l'héritier de la
Fédération nationale européenne (FANE)
qui jusqu'en 1980 fut le principal mouvement néo-nazi
français.
Seulement,
voilà, Maxime Brunerie ne fréquentait pas
uniquement les groupuscules "néo-nazis, skinheads et
hooligans". Il fut, aussi, un candidat d'un parti qui,
depuis la scission du Front national, s'efforce de se
présenter comme un concentré des vertus
républicaines... Il s'agit du MNR de Bruno
Mégret.
Le
lendemain de l'attentat, M. Mégret a
"condamné avec force la tentative d'attentat et
déploré que certains cherchent à en
donner une signification, alors que l'auteur
s'avère être à l'évidence un cas
psychiatrique".
Unité
Radicale, l'autre mouvement dont Brunerie était un
adepte, a tenu elle aussi à diffuser un
communiqué:
"Jusqu'à
ce 14 juillet 2002, Maxime Brunerie était un jeune
militant identitaire comme beaucoup d'autres:
enthousiaste, déterminé et
sérieux.
Pour des raisons que nous ignorons, il a basculé
soudain en tentant, maladroitement, de faire le coup de
feu sur Jacques Chirac".
Il
semble que nos ardents défenseurs du peuple de France
se montrent en fait plus gênés par la
maladresse de leur camarade (...)
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