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Dans une directive de
Sécurité nationale,
classée "top secret" et "sensible"
et signée le 5 avril 1984 par le
président Reagan en personne, qui
craignait que l'Irak puisse perdre la
guerre contre l'Iran, on peut lire: (...)
Le secrétaire d'Etat, le
secrétaire à la
Défense et le directeur de la CIA
prépareront un plan d'action pour
empêcher un effondrement de
l'Irak"...
.
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En
mission les 19 et 20 décembre 1983, en
qualité d'envoyé spécial du
président Reagan, l'actuel secrétaire
à la Défense américain Donald
Rumsfeld serrait la main de Saddam Hussein, le
dictateur irakien déchu et fait prisonnier
par les troupes US. Rumsfeld, qui a
été l'un des "va-t-en-guerre" les
plus virulents de l'administration Bush pour
promouvoir l'attaque contre l'Irak, transmettait
alors au maître de Bagdad les "chaleureuses
salutations" du président Reagan, tout en
exprimant "son grand plaisir de se trouver à
Bagdad".
Le
26 mars 1984, Donald Rumsfeld récidiva,
allant rencontrer Tarek Aziz pour une brève
visite. Le 5 mars, les USA avaient
condamné publiquement l'Irak pour l'usage
d'armes chimiques, absolument interdites par les
conventions internationales. Mais, comme le
montrent des documents secrets de l'époque
récemment déclassifiés, ce
n'était qu'une position "diplomatiquement
correcte".
En
effet, Rumsfeld avait reçu par voie
diplomatique un télégramme du
département d'Etat avec des instructions
officielles. On peut y lire: "Si Saddam
Hussein ou Tarek Aziz vous reçoivent en
dépit de la situation actuelle (en se
référant notamment la condamnation
officielle du 5 mars, NDLR), ce serait une
démonstration remarquable de
l'intérêt que porte le gouvernement
irakien à la poursuite de nos relations - et
peut-être la mesure de combien ils pensent
que nous avons à leur offrir pour leur
effort de guerre". Le texte continue en
confirmant que l'intérêt des
Etats-Unis pour améliorer leurs liens avec
l'Irak "restait inchangé"
(...)
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