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Pressions: A la suite de notre article
L'Investigateur s'enlise, nous
avons immédiatement reçu, le
22 octobre, l'injonction du conseil de
Jean Nicolas d'avoir à 'supprimer
purement et simplement toute allusion
quelle qu'elle soit à Monsieur Jean
Nicolas'. Ensuite, le 30 octobre, le
même avocat nous précise,
à propos d'un article que nous ne
faisions qu'annoncer qu''il est à
craindre que vous ne dépassiez les
limites de la liberté
d'expression"...
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"L'hebdo
qui ose tout dire et tout publier". C'est le slogan
qu'affiche L'Investigateur à sa
"une". Un étrange hebdomadaire qui n'estime
pas utile, aussi bien dans sa version papier, que
dans sa version électronique, de publier la
composition et l'adresse de sa
rédaction. Quand on cherche à
savoir à qui l'on a affaire, on trouve
uniquement la mention d'une boîte postale au
Luxembourg, et quand, faisant quelques recherches
à partir du site Web, on débarque sur
une lointaine île des Caraïbes,
Montserrat. Que l'on parcoure l'édition
papier ou qu'on surfe sur le site "on-line", un
seul nom, une seule signature. Omniprésente.
Celle d'un certain Jean Nicolas, qui se
définit, modestement comme "le patron" du
journal. Si d'aventure, comme a osé le faire
notre rédaction, on s'intéresse d'un
peu plus près à ce Jean Nicolas, on
s'expose à quelques surprises. Ainsi,
à la suite de notre article
L'Investigateur s'enlise, nous avons
immédiatement reçu l'injonction
d'avoir à "supprimer purement et
simplement toute allusion quelle qu'elle soit
à Monsieur Jean Nicolas". Cette
singulière mise en demeure nous a
été envoyée par un avocat,
spécialisé en droit fiscal et des
sociétés, choisi comme conseil par
Jean Nicolas. Une façon d'agir assez
surprenante de la part d'un "patron de presse" dont
la ligne éditoriale consiste, selon ses
propres termes à "oser tout dire et tout
publier".
Plus
étonnant encore, dans un autre courrier son
avocat précise, à propos d'un article
que nous ne faisions qu'annoncer qu'"il est
à craindre que vous ne dépassiez les
limites de la liberté d'expression
[...] en portant atteinte à la
présomption d'innocence" de Monsieur
Nicolas. Ainsi, se référant à
un texte qui n'existait pas, l'avocat de Jean
Nicolas s'alarme d'avance et évoque "les
limites de la liberté d'expression et la
présomption d'innocence" qui pourraient
être dépassées... Ce
procès d'intention de la part du conseil de
monsieur Nicolas est d'autant plus
surréaliste que le journal de son client,
L'Investigateur, ne s'embarrasse
guère de la notion de présomption
d'innocence, en publiant en ligne des "listes"
diverses. Une liste de francs-maçons, vous
sera envoyée sur support CD-rom moyennant 50
euros, pour celle de présumés
pédophiles, il vous en coûtera
seulement 30 euros, quant à la liste des
"Malfaiteurs natifs de Corse", comprenant 150 noms
dont un grand nombre de personnes n'ayant pas
encore été jugées ou ayant
même été libérées
au cours d'une procédure policière,
vous pouvez la consulter en ligne: c'est
gratuit!
Il
aura suffi que nous commencions à nous
interroger sur cette étrange publication qui
se targue d'être nourrie en partie par des
rapports de police pour que l'avocat de
L'Investigateur se manifeste en nous
menaçant de poursuites et en nous intimant
de faire silence sur le nom même de monsieur
Nicolas. Pourquoi ce "patron de presse" craint-il
que l'on jette un il sur sa brillante
réussite? Il n'a pourtant jamais
hésité à se placer sous les
feux de l'actualité, comme il y a six ans,
en Belgique...
Marche
blanche et ombres brunes
La Commission européenne et le "lobby
man"...
L'Investigateur et le "superflic"...
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