Des notes blanches se baladent dans Paris. Les rédactions en sont friandes et envoient les "journalistes d'investigation" à la chasse. Souvent, ils n'ont même pas besoin de les traquer. Un contact situé dans la fameuse administration des Renseignements généraux, les appelle. Les notes blanches les attendent. Des fonctionnaires sélectionnent la publication à laquelle les confier, ils choisissent le journaliste qui aura droit au bénéfice du "scoop". Les informations contenues dans des notes totalement anonymes constituent une arme redoutable dont les RG sont les seuls détenteurs (...) "Aux RG, les enquêteurs ont une liberté complète. Ils n'ont aucune contrainte et peuvent bâtir toutes les hypothèses et les interconnections qu'ils souhaitent afin de suggérer une thèse... Une thèse qui peut très bien se résumer à une collection de rumeurs", nous explique un journaliste chargé du dossier "police" de son organe de presse (...) "Je suis très préoccupé. Vous vous rendez compte, les notes blanches de mon client se baladent dans les rédactions, mais ce n'est pas tout. Il y a aussi un courrier personnel, envoyé par mon client au directeur général des Renseignements généraux, qui a fuité. L'affaire est très grave et je ne vous cache pas mon inquiétude". Visiblement, maître Thibault de Montbrial n'en revient pas. Le client dont il est question n'est autre que le commissaire Hubert Marty-Vrayance (...) Par Enrico Porsia Les
notes volantes... Un photographe calciné... Des
fuites à gogo... Une nuée de corbeaux... Cet
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