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Colin
Powell l'a répété à
plusieurs reprises: "S'il y a un conflit avec
l'Irak, la direction de la coalition prendra le
contrôle des puits de pétrole
irakiens". Le secrétaire d'Etat
américain a néanmoins toujours tenu
à souligner que "Dans tous les cas de
figure, le pétrole irakien restera la
propriété du peuple d'Irak".
Pourtant, quand des journalistes, lors de
différentes conférences de presse,
lui ont posé des questions relatives au
rôle des compagnies pétrolières
américaines dans l'administration des puits
irakiens à la suite d'une nouvelle guerre,
le numéro un de la diplomatie
américaine a toujours répondu avec...
une diplomatie à toute épreuve: "Je
n'ai pas de réponse".
Si
Colin Powell n'a pas de réponses...
officielles, nous savons par contre qu'au sein de
l'administration américaine, les discussions
vont bon train. Si lors de la
précédente guerre du Golfe les USA
n'avaient pas hésité à faire
sponsoriser le conflit par les autres pays
enrôlés dans leur "Desert Storm",
cette fois-ci ils imaginent aussi d'utiliser une
certaine quantité d'or noir irakien afin de
couvrir les coûts de l'impressionnante
entreprise militaire qui devrait conduire d'ici peu
l'US Army à occuper le territoire
irakien.
A
la fin de l'année dernière, Dick
Cheney a organisé une rencontre, bien
discrète, avec les dirigeants des
principales compagnies pétrolières
US. On comptait Exxon Mobil, Chevron, Texaco
ainsi que le staff de Halliburton, le colosse de
l'ingénierie pétrolière,
entreprise que dirigeait Cheney avant d'être
appelé à la vice-présidence
par Bush ...
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