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Principauté
de Monaco, mai 1992. Le ministre des transport du
gouvernement Kohl, Günter Krause, l'homme d'affaires
Dieter Holzer, le secrétaire d'Etat à la
défense Holger Pfahls, actuellement en fuite, et
Hubert Le Blanc-Bellevaux, directeur financier
d'Elf-Aquitaine ont un rendez-vous important. Ils
doivent définir les dernières clauses d'une
vente très discrète. La raffinerie Leuna,
ainsi que la chaîne de stations-service Minol vont
être achetées par le géant (encore
d'Etat) français Elf. Günter Krause
émet des réticences quant au
déroulement de l'opération. Peu après,
il est "licencié"...
La principale raison de ce marché stratégique? La sponsorisation du pouvoir de Helmut Kohl. Quelque mois plus tard, à Bonn, le 10 juillet 1992, c'est le chancelier en personne qui reçoit Loïk Le Floch-Prigent, le grand patron d'Elf-Aquitaine. L'accord est signé avec la bénédiction du président François Mitterrand qui aurait chargé Le Floch-Prigent de surestimer l'achat pour aider la réélection de son ami Kohl (...)
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