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Arafat:
Guerre pour l'héritage
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Par
Robert Realley
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Mercredi
10 novembre 2004
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Dès
que Souha, l'épouse du chef, a remis un pied à
Ramallah, le 28 octobre dernier, les rumeurs se sont
multipliées. Dans les rédactions de la
presse arabe comme israélienne, les
indiscrétions se sont tres vite répandues.
"Souha a commencé les grandes manuvres, afin
que Yasser Arafat lui transmette les clefs des comptes
secrets éparpillés à
l'étranger", a ainsi insinué, non sans
malignité, le journal israélien Yediot
Aharonot. Arafat venait de s'envoler pour Paris,
probablement pour y mourir.
C'est
elle, Souha, la jeune femme que le leader Palestinien avait
épousée clandestinement en 1990, qui a
été l'architecte du dernier voyage
d'Arafat. C'est elle aussi, qui se retrouve,
soudainement, au centre de l'attention. Au centre de la
tension. Une tension palestino-palestinienne. L'enjeu est
d'importance. Il s'agit de plusieurs centaines de
millions de dollars, peut-être un milliard, selon
certaines estimations. Il s'agit du trésor secret
de l'OLP, l'Organisation de libération de la
Palestine. Un trésor dont Arafat est le seul
à détenir le secret. Tout comme la
gestion.
Souha
était partie de Ramallah pour Paris voici quatre ans,
et elle n'était plus revenue en Palestine depuis que
les chars israéliens avaient érigé un
siège autour de la Mouqata'a. Pendant trois ans,
elle n'avait pas revu son mari. Lequel se préoccupait
d'entretenir confortablement le train de vie parisien de
son épouse, ainsi que celui de leur fille Zahwa,
âgée de neuf ans. Après avoir tour
à tour habité l'hôtel Ritz, où
ses dépenses courantes avoisinaient les 1000 euros
par jour, puis la superbe suite, 19 pièces, de
l'hôtel Bristol, louée modiquement au prix de
15.000 euros par jour, Souha a trouvé son bonheur
dans un appartement aux portes de la capitale. Un haut-lieu
du bon-chic bon-genre, dont le maire n'est autre que Nicolas
Sarkozy.
Personne
ne sait exactement comment a fait Souha pour sortir Arafat
de son palais dévasté de Ramallah. Selon
nos informations, les principaux responsables de
l'Autorité palestinienne ne souhaitaient pas son
départ (...)
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