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Main
basse sur l'assurance-maladie
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José Caudron, Jean-Paul Domin, Nathalie
Hiraux, Michel Maric, Catherine Mills, Main
Basse sur l'assurance maladie.
©2003, Editions Syllepse et Fondation
Copernic.
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Syllepse
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Nous
publions avec l'aimable autorisation des Editions Syllepse
un extrait du livre de José Caudron, Jean-Paul Domin,
Nathalie Hiraux, Michel Maric, Catherine
Mills,
"Main
basse sur l'assurance maladie".
©2003, Editions Syllepse et Fondation
Copernic.
Depuis
plus de vingt ans, les tentatives de contenir la
dépense de santé par la maîtrise
comptable ont échoué, tandis que le
chômage et la déflation salariale contribuaient
à creuser le déficit de l'assurance-maladie.
Ces politiques n'ont freiné que la seule
dépense remboursable et rationné de fait que
les plus pauvres, en tendant à remettre en cause
l'égalité devant l'accès aux soins. Que
notre système de santé soit "à
plusieurs vitesses" constitue déjà une
réalité, malgré la mise en place de la
couverture maladie universelle (CMU) en 2000. Il
apparaît donc urgent de renforcer la solidarité
et l'efficacité du système de santé,
mais cet objectif est étranger à la logique
néolibérale.
C'est
ainsi que le Medef a entamé, fin 2001, son offensive
contre le système de santé solidaire et que
diverses formes de privatisation sont envisagées par
la droite libérale au pouvoir depuis juin 2002,
même si le contraire continue d'être
affirmé. La méthode du "panier de soins"
constituerait l'instrument essentiel de cette
"réforme" libérale, en d'autres termes la
définition restrictive des soins pris en charge par
ce que serait la nouvelle forme de couverture de base, ceci
afin de limiter les dépenses de santé
socialisées. Du même coup, on verrait monter
fortement les dépenses couvertes par les
complémentaires santé mutualistes ou
d'assurances privées.
Les
arguments pour justifier un recours accru aux assurances
complémentaires reposent en premier lieu sur le
déficit de l'assurance-maladie. Celui-ci a
dépassé 10 milliards d'euros en 2003,
après avoir été contenu de 1998
à 2001, en raison d'une conjoncture économique
passagèrement et légèrement plus
favorable. Le Medef, la Fédération
française des sociétés d'assurances et
la droite libérale se sont engouffrés dans
cette voie ouverte pour en appeler à la
privatisation. Pourtant, le déficit chronique de
l'assurance-maladie résulte-t-il d'une augmentation
trop forte des dépenses et d'éventuels
gaspillages ou révèle-t-il que les ressources
sont insuffisantes pour financer un système de
santé efficace et solidaire?
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