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Le
quotidien économique
italien Il Sole 24 ore
écrit dans son
édition du 8 mai 2008
("Argent de Cosa nostra, trois
arrestations entre Palerme et
Lugano"):
"On a déjà
parlé de Bravetti et de la
Banque Arner, en 1995, à
peine un an après sa
fondation: elle fut
impliquée dans les
enquêtes en Suisse des
magistrats milanais du pool
'Mains propres'. On parla du
siège de Lugano de la
Banque Arner comme relié
à la Banque Karfinco, la
banque de Chicchi Pacini
Battaglia (le 'gestionnaire' des
pots-de-vin de l'ENI -
l'Organisme national du
pétrole italien - qui
défraya la chronique
début
1993)".
Dans
son édition du 11
décembre 2007,
Bakchich.info
rapporte que la Banque Karfinco a
été acquise par le
banquier François Rouge.
Le
banquier suisse, très
actif dans l'immobilier en
Corse,
est actuellement détenu et
mis en examen dans l'affaire du
cercle de jeux parisien Concorde
(voir nos dossiers
"Les
affaires corses qui embarrassent
l'Elysée"
et "Tourisme
bling-bling: La bataille de
Bonifacio").
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Le
trésor du clan Ciancimino
L'affaire
commence en 2005. Les enquêteurs des douanes
de Côme cherchent à coincer une
équipe spécialisée dans
l'exportation de capitaux, le trafic d'or et de
bijoux. La piste les amène à la Arner
Bank. Le téléphone de Nicola
Bravetti est mis sous écoute. En septembre
2005, les enquêteurs sont intrigués.
Une personne avec un fort accent sicilien appelle
le patron de la Arner Bank: "Je suis le Moro" - se
présente l'interlocuteur du banquier -
"c'est d'accord, nous nous retrouvons jeudi chez
Paolo". La conversation est brève. Le
langage codé.
Les
enquêteurs de la Garde des Finances sont
intrigués. Ils sont curieux: qui est "le
Moro"? Et qui est "Paolo"? Ils cherchent. Et,
finalement, ils trouvent.
(...)
Les
meilleurs stratagèmes pour blanchir des
millions d'euros
Pendant
trois ans, les enquêteurs ont pu suivre, en
temps réel et pas à pas, une
opération de blanchiment d'argent qui sent
très fort la Mafia. Ils ont
écouté toutes les conversations de
Nicola Bravetti et ont pu se rendre compte comment
il planifiait la création d'un fonds
d'investissement aux Bahamas, le Pluto Investment
Fund. Ils ont mis la main sur une montagne de
documents qui expliquent l'architecture complexe
mise en place pour faire disparaître toute
trace de l'origine de l'argent. Beaucoup d'argent,
treize millions d'euros. De l'argent d'origine
criminelle. De l'argent mafieux. De l'argent que
Francesco Zummo cherchait à blanchir. Et
c'était dans les élégants
bureaux de Maître Sciumé, qui attend
d'être jugé pour le crack de Parmalat,
que le mafieux Francesco Zummo rencontrait le
banquier suisse Nicola Bravetti. Ils parlaient
argent. Ils parlaient de 13 millions d'euros de
provenance criminelle que le mafieux Francesco
Zummo tentait de blanchir en lieu sûr.
Dans
le cabinet de l'avocat, inculpé pour le
crack de Parmalat, le banquier, qui peut se vanter
d'avoir le président du Conseil et sa
famille parmi ses célèbres clients,
était à l'écoute. Nicola
Bravetti est un professionnel. Il proposait des
solutions.
(...)
Lire
la troisième
partie:
Le
long périple de l'argent de la
Mafia
Nous publions des extraits de ce dossier en 3
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Voici
le sommaire:
La
banque de confiance du "Cavaliere"
Le
banquier de renom, le mafieux notoire et l'avocat
d'affaires
Le
trésor du clan Ciancimino
Les
meilleurs stratagèmes pour blanchir des
millions d'euros
Le
long périple de l'argent de la
Mafia
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