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Berlusconi:
Payer les impôts? Ce n'est pas très
moral...
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"Un engagement concret: Moins d'impôts pour
tous". Une promesse électorale de Berlusconi
pendant la campagne pour les législatives
2001.
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"Il
existe une norme, une norme du droit naturel qui stipule
que, si l'Etat te demande un tiers de ce que tu as
gagné, avec tant d'efforts, cela te paraît une
requête juste, et toi, tu reçois échange
des services qu'il t'offre. Par contre, si l'Etat te
demande plus
Alors, il y a là une injustice, et
tu t'engages ainsi dans la voie de la recherche de
systèmes pour éluder, voire frauder..."
On ne se
trompe pas. Le sujet de la discussion est bel et bien
l'impôt. Et c'est Silvio Berlusconi, en personne,
qui s'exprime. Le Cavaliere n'avait pas choisi
l'occasion par hasard. La semaine dernière, le 11
novembre, il rendait une visite officielle au corps de la
"Guardia di finanza", la police financière
qui, en Italie, est chargée des contrôles
fiscaux et qui appartient, la précision est
d'importance, aux forces armées. Le Cavaliere a
choisi cette occasion particulière et symbolique,
afin de bien expliquer sa conception de la
solidarité: Si l'Etat demande aux citoyens plus
d'un tiers de ce qu'ils gagnent, alors, il est moralement
licite de frauder l'impôt. Voici le sens du
message que le président du Conseil italien a tenu
à adresser au pays.
"C'est un
plaisir d'être ici avec vous", a claironné
Berlusconi devant les officiers de la Guardia di
finanza. "Je serais moins heureux si vous deviez
effectuer une visite à mon domicile" (...)
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