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"J'ai fait l'objet d'une décision politique. Elle a été programmée, orchestrée depuis le début par le pouvoir, pris dans une affaire de règlement de comptes politiciens à laquelle je n'ai jamais rien compris". Renaud Van Ruymbeke ne mâche pas ses mots. Le juge, qui vient d'être renvoyé devant le Conseil supérieur de la magistrature, en est convaincu, la manipulation Clearstream est un écran de fumée dissumulant l'affaire des frégates de Taïwan. "On m'a tendu un piège" déclare maintenant le magistrat au Monde. Un piège qui a pour départ la transmission des listings Clearstream que le juge découvrira par la suite être falsifiés. "Qui manipule qui? Pourquoi? Je n'en sais rien. Ce n'est pas mon problème. Mon problème, c'est de résoudre l'affaire des frégates de Taïwan, dans laquelle je cherche la trace de 500 millions de dollars de commissions, et où je me suis systématiquement heurté à des entraves, notamment au secret défense". Le juge du Pôle financier déclare ne pas savoir "qui manipule qui", et pourtant il suffit de suivre son regard pour voir que c'est bel et bien Nicolas Sarkozy qui fait figure de principal suspect: "C'est lui qui m'a agressé à plusieurs reprises. Et c'est lui qui a médiatisé toute cette affaire. Il a eu des propos très insidieux à mon égard, en disant qu'il était 'victime de l'alliance entre un corbeau et un juge'. Puis il a dit que la justice l'avait innocenté sans préciser que c'est moi qui ai prouvé que les comptes Clearstream étaient faux. Pourquoi fait-il cela? Il faut lui poser la question. Je ne comprends pas cette vindicte". Téléchargez
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(PDF) Il faut bien admettre que le juge n'est pas le seul à s'interroger sur le rôle joué par le premier flic de France dans l'affaire Clearstream. Depuis quand Nicolas Sarkozy était au courant de la manip? A-t-il exploité la situation, pour faire mousser le scandale en se présentant comme la principale victime? "En se
constituant partie civile le 31 janvier 2006, plus d'un an
et demi après les lettres de dénonciation
de Jean-Louis Gergorin, à un moment où
l'enquête était presque oubliée, y
compris par le juge d'Huy, Nicolas Sarkozy a pris
l'initiative de faire régler ses comptes par la
justice", écrit le journaliste du Figaro Eric
Decouty, dans le livre Un fiasco français -
"Contrairement à ce qu'il déclare, y compris
devant les juges, il n'a pas appris par la presse qu'il
figurait sur des listings de Clearstream. Il le savait par
Thierry Herzog (son avocat
ndrl)(...) Cet
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