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Ils
sont deux à revendiquer le titre de grand
gagnant des tractations qui ont abouti à la
libération des infirmières
bulgares et du médecin palestinien
(naturalisé bulgare, pour pouvoir avoir la
possibilité d'être
libéré au même temps que les
infirmières) emprisonnés et
condamnés à mort en Libye.
Le
premier est le dictateur Kadhafi, le
deuxième le président
français Nicolas Sarkozy.
Kadhafi
peut être aux anges. Son chantage a
payé. Le dictateur revient sur la
scène internationale avec, dans la poche, un
accord de coopération avec l'Union
européenne et, au minimum, quelque 460
millions de dollars. Une somme d'argent non
négligeable, que seules des langues
malveillantes peuvent apparenter à une
rançon (voir
notre édition du 24 juillet
2007).
Nicolas
Sarkozy, quant à lui, se présente
comme le seul responsable politique
européen qui soit parvenu, en quelques
semaines à peine, à débloquer
une affaire qui durait depuis plus de huit
ans.
Amnistia.net
reconstruit ici la chronologie des tractations
entre l'Union européenne, le couple
présidentiel français et le
maître chanteur Kadhafi.
Des
tractations qui ont abouti à la
libération des infirmières
condamnées à mort par le
régime libyen. Des tractations, qui ont
aussi tendu les rapports entre les
différentes capitales
européennes.
C'est
le 12 juin 2007, que la longue négociation
menée par l'Union européenne
enregistre une avancée significative.
En
ce mardi, ils sont quatre autour d'une table:
Le ministre des Affaires étrangères
allemand Frank-Walter Steinmeier, la commissaire
européenne pour les Relations
extérieures Benita Ferrero-Waldner, le fils
de Kadhafi Saif al-Islam et l'ex-Premier ministre
libyen Abdul Ati
al-Obeidi(...)
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