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Offshore banking: Quand la fraude fiscale passe au niveau industriel…
Première partie


Lundi 30 juillet 2007


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Tout le dossier "Le pouvoir et l'argent"

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Paris, un superbe appartement dans le 6e arrondissement. Les propriétaires, un couple de médecins, décident de le mettre en vente. Un cadre supérieur d'une importante société, cotée au CAC 40 et qui fait partie de leurs connaissances, se porte acquéreur. "Ce monsieur était ravi. Il n'a même pas essayé de débattre longuement sur le prix.
J'étais stupéfait quand il nous a fait la proposition suivante: Est-il possible de payer une partie, ici, en France et de vous verser le reste sur un compte offshore?"

Notre interlocuteur n'en revient toujours pas. "Un compte offshore… Je savais que ça existait, mais je ne pensais pas que c'était aussi banal". Banal peut-être, mais pas tout à fait régulier… "Nous n'avons pas donné suite à la proposition", nous précise le médecin qui a préféré se chercher un autre acquéreur.

"Aujourd'hui, tous les grands groupes ont des comptes offshore" - nous explique un conseiller financier - "Il est en effet de moins en moins banal que plusieurs règlements, même lorsqu'ils s'agit de certains gros marchés internationaux, soient, au moins en partie, réglés dans des banques offshore".

Le problème, c'est que, au fil du temps, ces comptes sont devenus de plus en plus importants et que les sociétés qui les possèdent se sont posées le problème de l'utilisation de ces fonds. Comment faire(...)

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En voici le sommaire:

- La carte internationale de retrait anonyme
- Franchir le pas dans le monde du "offshore"
- Les sociétés de "offshore banking" s'occupent de tout
- Y a-t-il une volonté politique pour mettre un terme à de telles pratiques?

Lire la deuxième partie: La carte internationale de retrait anonyme


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