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Paris,
un superbe appartement dans le 6e arrondissement.
Les propriétaires, un couple de
médecins, décident de le mettre en
vente. Un cadre supérieur d'une
importante société, cotée au
CAC 40 et qui fait partie de leurs connaissances,
se porte acquéreur. "Ce monsieur
était ravi. Il n'a même pas
essayé de débattre longuement sur le
prix.
J'étais stupéfait quand il nous a
fait la proposition suivante: Est-il possible de
payer une partie, ici, en France et de vous verser
le reste sur un compte offshore?"
Notre
interlocuteur n'en revient toujours pas. "Un compte
offshore
Je savais que ça
existait, mais je ne pensais pas que c'était
aussi banal". Banal peut-être, mais pas tout
à fait régulier
"Nous n'avons
pas donné suite à la proposition",
nous précise le médecin qui a
préféré se chercher un autre
acquéreur.
"Aujourd'hui,
tous les grands groupes ont des comptes
offshore" - nous explique un conseiller
financier - "Il est en effet de moins en moins
banal que plusieurs règlements, même
lorsqu'ils s'agit de certains gros marchés
internationaux, soient, au moins en partie,
réglés dans des banques
offshore".
Le
problème, c'est que, au fil du temps, ces
comptes sont devenus de plus en plus importants
et que les sociétés qui les
possèdent se sont posées le
problème de l'utilisation de ces fonds.
Comment faire(...)
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En voici le sommaire:
-
La carte internationale de retrait
anonyme
-
Franchir le pas dans le monde du
"offshore"
-
Les sociétés de "offshore banking"
s'occupent de tout
- Y a-t-il une volonté politique pour mettre
un terme à de telles
pratiques?
Lire
la deuxième partie: La carte internationale
de retrait anonyme
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