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Sarko en Corse: Argent public et hôtels de luxe
Vers la création d'un ministère de la "désanctuarisation" du territoire?


Jeudi 3 mai 2007




En 1998, les services du préfet Bernard Bonnet ont autorisé Camille de Rocca Serra à lotir dans un espace exceptionnel, face à la mer, au beau milieu du Parc marin international des Bouches de Bonifacio.


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La visite de Nicolas Sarkozy en Corse, dimanche 29 et lundi 30 avril 2007, a été perçue comme un signal important par tous les clans de l'île (voir aussi notre article "Sarkozy, la Corse et le fric").

L'ex-premier flic de France, aujourd'hui candidat à l'Elysée, a décidé de se rendre, avec sa garde rapprochée au grand complet, dans la ville de Porto-Vecchio, le fief du clan des Rocca Serra (voir aussi notre article "Sarko en Corse: Les amis, la paillote et le béton").

Une véritable institution insulaire, une dynastie familiale hors normes. Camille, l'actuel chef du clan, est tout comme l'était son papa le président de l'assemblée de l'île. La visite de son ami Sarko a été interprétée comme une promesse. En cas de victoire, Camillou, comme l'appellent les Porto-Vecchiais, fera partie du gouvernement.

On parle avec insistance du ministère du Tourisme. Ce serait modérément drôle…

Camille de Rocca Serra a affirmé, en avril 2006, sa philosophie de développement touristique pour la Corse: "Il faut absolument désanctuariser cette île…" (voir aussi notre article "Bataille navale et poker menteur"). Comment? Le passage "de 12% à 20% de domaine constructible sur la zone littorale offrirait une vraie bouffée d'air". Voilà la réponse du président de l'assemblée territoriale, qui rêve de faire sauter le verrou législatif de la loi littoral.

Il n'est pas le seul. Sarkozy est convaincu, et il a eu l'occasion de le répéter maintes fois, que la Corse cache, en réalité, des ressources économiques(...)






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