|
|||
|
Villepin-Sarko:
tandem improbable, guerre
inévitable Jeudi
2 juin 2005 |
|
En annonçant, solennellement, la double nomination à la tête du Gouvernement de Dominique de Villepin - et de Nicolas Sarkozy -, le président de la République, traumatisé par l'ampleur de la victoire du "non", a choisi d'enfermer les deux prétendants au trône de la famille gaulliste, dans la même cage. Avec une seule certitude. Un seul pourra en ressortir vivant. Dans la meilleure des hypothèses. Dans le cas contraire, les deux resteront sur le tapis, après un affrontement sanglant où aucune pitié n'est prévue au programme. Le président de la République joue gros. Si Sarkozy devait s'imposer triomphalement, il est certain que plusieurs affaires judiciaires rattraperont Chirac aussitôt qu'il aura quitté l'Elysée. Nous savons donc que le président ne sera pas un arbitre impartial. C'est d'ailleurs la principale raison qui a poussé Nicolas Sarkozy à accepter d'intégrer la nouvelle équipe gouvernementale conduite par Dominique de Villepin, son principal ennemi. En prenant le soin de choisir le ministère de l'Intérieur, le patron de l'UMP sait qu'il pourra surveiller les services de renseignement et prévenir d'éventuelles manuvres. Voire en bâtir à son tour. Il faut bien admettre que les dix jours qui ont précédé le scrutin référendaire ont été plutôt rudes, pour le trépidant Nicolas. Dimanche 22 mai, son entourage a été contraint d'évoquer "un coup de fatigue, dû à un rythme très soutenu", pour justifier que leur champion avait déserté le plateau du 20 heures de TF1. Une première pour Super-Sarko. En fait, depuis vendredi 20 mai, des informations très détaillées, concernant les déboires conjugaux de Nicolas et Cécilia, ont été offertes à la presse. Les informateurs étaient logés à l'Elysée et à la place Beauvau. Dans l'entourage de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin (...) |
|
||||||||
|
Cet
article(600
mots, 3.700 signes)est
payant(sauf
pour les
abonnés:
cliquez ici) |
|||||||||
|