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Mafia et slot-machines
Première partie


Par Enrico Porsia

Vendredi premier juin 2007


Suivant: Un appel d'offres pour un marché en or



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Tout le dossier "Le pouvoir et l'argent"

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Cent milliards d'euros. Voici la somme faramineuse (amendes comprises) que l'Etat italien est en droit d'exiger des sociétés qui gèrent les centaines de milliers de machines à sous électroniques et pour lesquelles le Cavaliere Berlusconi a donné l'autorisation de leur implantation dans la Péninsule en 2004. Pourquoi?

Après la légalisation des bandits manchots électroniques, les différents gérants de ce commerce particulier ont tout simplement omis de déclarer à l'Etat les deux tiers de leur chiffre d'affaires… ainsi que la moitié des appareils réellement en fonction. Le mécanisme de cette fraude colossale est très précisément décrit dans un rapport rédigé par la Commission d'enquête sur les jeux daté du 23 mars 2007, qui vient d'être publié par le quotidien génois Il Secolo XIX.

La fraude est d'autant plus grave, quand on sait qu'une grosse partie de cet argent a atterri tout droit dans les poches de la criminalité organisée: La mafia. En effet, les enquêteurs de la Guardia di Finanza, la police financière qui a aussi pouvoir de contrôle fiscal, ont pu établir que l'un des principaux bénéficiaires de la fraude n'est rien d'autre que le clan mafieux sicilien de Nitto Santapaola, implanté dans la région de Catane. Le tout sous les yeux bien distraits des services de l'Etat(...)

Lire la deuxième partie: "Un appel d'offres pour un marché en or"

Nous publions cet article en quatre parties. L'intégralité de l'article est déjà disponible dans l'espace abonnés et au moyen du service téléphonique AlloPass. En voici le sommaire:

- Introduction
- Un appel d'offres pour un marché en or
- Les amis du parti "post"-fasciste
- Une multinationale des jeux basée aux Antilles




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