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81 civils italiens abattus par une guerre non déclarée au-dessus de la Méditerranée


Jeudi 2 septembre 1999


Le 27 juin 1980, un avion de ligne de la compagnie italienne Itavia avec 81 passagers à bord, qui effectuait la liaison entre Bologne et Palerme, précipita dans des circonstances mystérieuses. Tous les passagers et tous les membres de l'équipage trouvèrent la mort. Nous savons aujourd'hui avec certitude qu'il ne s'agit pas d'un accident. Nous savons aujourd'hui qu'un confit aérien eut lieu au-dessus de la Méditerranée entre des avions de l'OTAN et des avions libyens.

20 ans après les faits, le juge italien Priore dénonce: "Il y a eu un acte de guerre. Il y a eu une opération de police internationale du ressort des grandes puissances." Une belle brochette de hauts gradés italiens ont été mis en examen pour attentat aux organes constitutionnels, concours en haute trahison et faux témoignage.

Que s'est-il passé? Le juge italien parle d'un "contexte complexe" qui aurait abouti au fait que l'avion de ligne italien se soit trouvé au beau milieu d'une véritable bataille aérienne entre des avions de chasse de l'OTAN et des Mig libyens. Selon les conclusion du juge Priore, le DC9 italien a été abattu par une "presque" collision avec un autre avion militaire. Ce dernier s'était caché en dessous de l'avion civil pour ne pas se faire intercepter en effectuant une manoeuvre très délicate à une vitesse supersonique. C'est cela qui aurait provoqué la fracture de l'aile gauche du DC9 et, tout de suite après le décrochage du moteur de droite en provoquant la chute de l'appareil et la mort de 81 personnes.

Que faisaient-ils des avions de l'Alliance atlantique, non mieux identifiés, au-dessus du ciel de la péninsule en ce 27 juin? Vraisemblablement, selon nos sources, ils voulaient éliminer le colonel Khadafi sur lequel ils avait eu l'information qu'il devait transiter dans ce cieux.

"Si l'hypothèse de Priore est vraie alors il n'y a pas à découvrir un secret sur l'OTAN, mais un secret à l'intérieur de l'OTAN", affirme Giovanni Pellegrino, le président de la Commission - "massacres" mise en place par le parlement italien.

Une chose est néanmoins d'ores et déjà certaine: le crime restera impuni. En effet, dans sa conclusion, le juge Priore n'hésite pas à affirmer de "ne pas devoir procéder à propos du délit de -massacre-, les auteurs du crime étant inconnus".

Il est néanmoins intéressant de remarquer qu'une source diplomatique de l'Alliance atlantique admet que le juge italien "a pu se rendre à plusieurs reprises au siège de l'Otan. Il a pu poser toutes les questions qu'il souhaitait poser, mais il a reçu les réponses qu'il "POUVAIT" obtenir".

Et, voilà, c'est peut-être dans les réponses que le magistrat italien "n'a pas pu" obtenir que se cachent les responsables de la mort de 81 civils. 81 victimes d'une guerre qui, selon les assassins de l'histoire, n'a jamais eu lieu.


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