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Balkans:
la "paix" et... maintenant?
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Slobodan
Milosevic est apparu hier sur les écrans des
télévisions.
Le
style est l'homme et, c'est d'une voix monotone
que le boucher de Belgrade s'est adressé au
pays. Et qu'est-ce qu'il a dit? En vrac: qu'il
a sauvé la patrie et que la reconstruction
recommencera au plus vite...
Mais
à Belgrade, à Novi Sad, au nord du
Monténégro, la population
sait.
Les
gens savent que "la invencible" armée
Yougoslave est en train d'abandonner le
Kosovo... feu berceau sacré de la patrie
de jadis.
Les
gens savent que, l'armada de l'Otan n'a
même pas eu besoin de se salir les
chaussures. Les gens savent qu'il ne
s'agit même pas d'une défaite
militaire, les dégâts sont bien plus
gigantesques. La Serbie ne peut ignorer
qu'elle s'est plié, non pas face
à une "vrai guerre", mais après
avoir été frappée par une
"expédition punitive": C'est comme si
l'Otan avait condamné ce pays a
être bombardé indéfiniment,
tout comme l'Iraq; voilà la nouvelle
"punition" qu'agite comme une menace le nouvel
ordre atlantique.
Le
rapport de force était tellement
disproportionné que le "forces de police
planétaire" ont pu offrir, pendant la
guerre des Balkans,
l'invulnérabilité à leurs
troupes. Tout comme en Irak, nous avons
assisté a "un clash" entre Superman et...
tout simplement des hommes.
Le
Kosovo était le symbole du nationalisme
ethnique serbe. C'était aussi le socle du
régime de Milosevic. Et pourtant
on ne comprend pas comment pourrait-il se maintenir
au pouvoir ni vraiment comment et, surtout, par qui
il pourrait être chassé... Pour
finir devant le Tribunal Pénal International
qui a d'ores et déjà diffusé
le mandat d'arrêt concertant Milosevic
à tout les pays ayant des rapport avec la
Serbie.
Slobo
devient donc un interlocuteur impossible et, ce
qui reste de la Yougoslavie, tant qu'il en sera
le maître, se verra soumis au bannissement
international.
Pas
un dollar, ni un euro pour reconstruire un pays
qui n'a presque plus aucun moyen de
production?
Ça
voudrait dire de condamner à la faim tout
un peuple, avant l'hiver prochain.
Mais,
existera-t-elle encore la
Fédération yougoslave l'hiver
prochain?
Rien
est moins sur, car le président du
Monténégro, Milo Djukanovic ne cache
pas ses désirs de sécession... qui
lui permettront tout de suite d'avoir accès
au fric des occidentales. Et, si le
Monténégro s'en va... la Yougoslavie
cesse d'exister et... il se trouve que la
résolution de l'Onu fasse état de "la
souveraineté de la République
fédérale yougoslave"... et non pas de
la Serbie.
Quelle
arnaque!
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