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L'ancienne procureure du TPI et actuelle
ambassadrice de Suisse en Argentine Carla
Del Ponte.
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L'ex-procureure
du Tribunal pénal international (TPI), Carla
Del Ponte raconte dans son livre "La chasse. Moi,
et les criminels de guerre" que l'UCK
(Armée de libération du Kosovo) a
massacré 300 Serbes pour prélever
leurs organes et les vendre à des
trafiquants internationaux. Les faits remontent
à 1999 et, selon Carla Del Ponte, Hashim
Thaci, l'actuel chef du gouvernement kosovar,
était parfaitement au courant de cette
affaire. Une affaire qui n'a pourtant jamais
été
élucidée
Les
révélations de l' ancienne procureure
du Tribunal pénal international sur les
agissements de l'UCK n'ont visiblement pas
été appréciées par les
autorités suisses: Le Département
fédéral des affaires
étrangères (DFAE) a en effet interdit
à l'ex-procureure de participer à une
conférence de presse à Milan pour
promouvoir son livre, publié jusqu'à
aujourd'hui uniquement en italien.
"L'ouvrage
n'a rien à voir avec l'activité
actuelle de Mme Carla Del Ponte en tant
qu'ambassadrice de Suisse", précise le
porte-parole du DFAE Jean-Philippe Jeannerat. "Il y
a dans le livre des déclarations qui ne
peuvent être faites en tant que
représentante du gouvernement suisse.
Dès lors, des activités de promotion
de l'ouvrage ne sont pas compatibles avec la
fonction de Mme Carla Del Ponte". Carla Del Ponte a
été en effet nommée
ambassadrice de la Confédération
helvétique en Argentine.
Le
sénateur Dick Marty, président de la
Commission de politique extérieure suisse,
rappelle que "Carla Del Ponte n'écrit
plus en son seul nom. Diplomate, elle fait partie
d'une hiérarchie. Son livre aborde des
questions qui peuvent affecter les liens
diplomatiques entre la Suisse et d'autres
pays".
Concernant
les accusations de trafic d'organes, Dick Marty
note que "cela pose la question de savoir si
l'on a vraiment mis les moyens nécessaires
pour trouver la vérité".
Mais, pourquoi, donc Madame Del Ponte ne s'est-elle
pas donné les moyens de faire la
lumière plus tôt?
"Des
passages explosifs" du livre "mettent en cause des
acteurs clés aujourd'hui aux affaires dans
les Balkans. Par exemple, le chef du
gouvernement de la République du Kosovo,
Hashim Thaci, qui est soupçonné
d'avoir participé, comme chef de guerre,
à un commerce d'organes
prélevés sur des Serbes
assassinés par l'Armée de
libération du Kosovo. Des faits qui
remonteraient à 1999 et qui n'ont jamais eu
de suites juridiques, faute de preuves",
écrit, mardi 8 avril 2008 le quotidien
suisse Le Temps.
L'ex-procureure
explique qu'au cours d'une mission dans le Centre
Nord de l'Albanie, les enquêteurs du TPI ont
retrouvé un baraquement qui abritait du
matériel sanitaire. Intrigués,
ils ont poussé leur enquête et,
très rapidement, les enquêteurs ont
découvert que le baraquement avait servi de
"clinique". C'est ici, entre Kukes et Tropoja, que
des prisonniers serbes étaient conduits
à mourir. On leur prélevait les
organes pour en faire commerce et on faisait
disparaître les corps
mutilés.
En
janvier 2003, Carla del Ponte a accusé des
responsables de l'UCK du meurtre de 60 prisonniers
serbes. Le principal accusé était
Ramush Haradinay. Il était visé par
37 chefs d'inculpation. L'ex-procureure du TPI
avait requis 25 ans de prison à son
encontre. Il a été acquitté.
Etrange? Pas vraiment, quand on sait que tous les
témoins à charge avaient
été
éliminés.
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