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Les
épurateurs ethniques réunis à
Belgrade Jeudi
17 février 2000 |
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Il existe aussi une liste de "personae non gratae" sur le territoire de l'Union Européenne. Elle comprend environ 800 noms. Toute la cour du boucher de Belgrade est là. "Il est dangereux d'être proche d'eux, mais il est encore plus dangereux d'être contre eux", déclarait récemment l'ancien maire de Belgrade et actuel leader d'un mouvement d'opposition. Le pouvoir, a vécu les derniers attentats comme un tremblement de terre. Maintenant le chef serre les rangs et... prépare la répression. La bande d'épurateurs ethniques qui l'accompagne ne peut espérer survivre qu'en se raccrochant au régime. Les ultranationalistes radicaux de Vojislav Seselj (vice-président de Serbie) ont clairement menacé la rare presse d'opposition dont les journalistes seraient "les mandataires et les complices" des derniers attentats. L'armée vient d'être confiée au général Pavkotic, "héros" de la campagne du Kosovo où il dirigeait les opérations. Il semble tellement nostalgique des exactions commises qu'il ne perd aucune occasion de promettre une nouvelle invasion de ce pays. L'inquiétude a déjà envahi le Monténégro. Des milices philo-serbes sont de plus en plus présentes. La tension entre le deux dernières républiques de Yougoslavie est extrême. En Albanie des mesures d'urgences en prévision d'un flux de réfugiés sont d'ores et déjà à l'ordre du jour. Voici le décor du congrès national du parti de Milosevic qui vient d'être convoqué à Belgrade. L'ordre du jour? Comment arriver à faire survivre un régime qui se nourrit en faisant la guerre.
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