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Aznar
reste un allié inflexible de
Bush
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A
la veille des élections provinciales et
municipales de ce dimanche 25 mai, le Pays Basque
des 4 provinces sous souveraineté espagnole
subit un etat d'exception de plus en plus
marqué. Les simples
éléments factuels suffisent à
démontrer une offensive sans
précédent du gouvernement
ultra-réactionnaire du Partido Popular: mise
hors la loi, par le juge Baltasar Garzon, de la
fédération des élus municipaux
de gauche abertzale Udalbiltza; interdiction par le
Tribunal Suprême Espagnol à 241 listes
de participer aux élections municipales et
provinciales; confirmation par le Tribunal
Constitutionnel de l'invalidation de 225 listes AuB
et Herri Plataformak. Sans oublier, la fermeture de
Egunkaria, seul quotidien en langue basque,
réellement pluraliste
(...)
Exacerber
le conflit basque pour éviter la
déroute électorale
Mais,
au fait, qui a intérêt à ce
qu'elle déborde, et de
préférence avant ces fameuses
élections du 25 mai? Il n'est nul besoin
d'être grand clerc pour tirer la conclusion
que le gouvernement d'Aznar a tout à gagner
à envenimer au maximum la situation
socio-politique en Pays Basque
(...)
Le
but ultime de ce harcèlement étant
sans doute de faire réagir ETA, afin de
capitaliser, en termes de votes, un sentiment
d'exaspération, pour ne pas dire de
xénophobie anti-basque dans la population
espagnole (...)
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