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Après
six mois de crise, l'Union Européenne et la
Biélorussie ont conclu le 10 décembre 1998 un
accord pour le retour des ambassadeurs dans la capitale
Minsk.
Flash-back. Au mois de juin dernier le président de la Biélorussie, Aleksandr Lukashenko, souhaitant installer sa résidence dans les immeubles des ambassades occidentales, les avait invitées à déguerpir. C'est un original, Lukashenko. De retour d'un voyage à Auschwitz, il faisait partager ses impressions à ses concitoyens: "le travail rend libre... même Hitler avait ses côtés positifs". En Biélorussie, le drapeau national est redevenu celui d'antan. Dans la capitale, les statues de Staline fleurissent. Ici, même pas le Kgb a changé de nom. Question pluralisme, Lukashenko a dissout le parlement, puis il a mis hors la loi toute la presse hormis la sienne, ensuite il a rebâti "son" nouveau parlement à qui il a fait voter un décret qui interdit de critiquer "le père". Car ici le "père" c'est lui, "mes chers Biélorusses" est l'immuable prélude à la rhétorique du petit papa du peuple.
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