|
|
L'ex-agent de la DGSE Pierre Martinet, auteur du livre "DGSE, service action, un agent sort de l'ombre" (Editions Privé), a été interpellé mardi 18 octobre par les hommes de la DST et placé en garde-a-vue. L'opération a mobilisé une vingtaine d'agents du service sécurité des services secrets. Martinet a été filé pendant une bonne semaine. Ensuite, alors qu'il sortait de l'appartement d'une amie, il a été interpellé, menotté et "accompagné" chez lui. Les agents des services secrets ont procédé a une perquisition minutieuse de son appartement et ont également consigné son ordinateur. Jeudi 20 octobre en fin de matinée, Pierre Martinet a été relâché, après avoir subi un interrogatoire qui s'est déroulé dans une atmosphère courtoise, comme nous l'a affirmé son éditeur, Guy Birenbaum. Pierre Martinet est toutefois convoqué au tribunal le 30 novembre 2005 pour être jugé pour avoir porté atteinte "au secret de la défense nationale". La DST
agissait dans le cadre d'une enquête
préliminaire qui fait suite à une plainte
déposée par la ministre de la Défense
en personne. Martinet
raconte aussi la suite de sa carrière. Une fois
quitté le "service", il est employé à
la sécurité de Canal+. L'ancien agent a
affirmé avoir été chargé
d'espionner Bruno Gaccio l'auteur des "Guignols". Une
émission corrosive pour bien des personnalités
politiques. Nous avons rencontré Guy Birenbaum, l'éditeur du livre. Quand est-ce que vous avez su que Pierre Martinet a été placé en garde-à-vue? J'avais un message sur mon téléphone portable le mardi 18 octobre à 20h04 d'une lieutenante de la DST qui m'informait, à la demande de Pierre Martinet, qu'il était en garde-à-vue. J'étais un peu étonné, j'ai téléphoné à son avocat, et ensuite j'ai appelé la DST. Là, j'ai eu un autre officier en ligne, qui m'a confirmé les choses et qui m'a dit qu'il avait demandé l'autorisation du parquet de me prévenir, et qu'il avait eu cette autorisation. Pourquoi étiez-vous étonné? D'abord,
d'habitude on ne prévient pas par
téléphone. Je
précise: le livre est sorti le 29 avril. Et il a
fallu attendre le 9 juin pour que Madame Alliot-Marie se
rende compte qu'il posait un problème? Si ce
livre avait posé un problème, il ne serait pas
sorti. Ils ne l'auraient pas laissé sortir. Ils ont
lu ce livre avant qu'il sorte, ils l'ont
récupéré, nous le savons, au moins
trois semaines avant qu'il sorte. Et il y a des agents de la
DGSE qui ont fait des notes pour leur direction, au moins
deux semaines avant sa sortie, et ces notes sont
arrivées sur le bureau du patron... (...) Cette
interview(1.160
mots, 6.800 signes)est
payante(sauf
pour les
abonnés:
cliquez ici)
|
||||||||||||||||||||||||||