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L'attentat
meurtrier contre le Mac Donald de Quévert provoque
une salutaire réflexion sur le passé et sur
les effroyables ambigüités qui ont
été entretenues par certains sous couvert de
"retour culturel".
Ainsi, dans le dernier numéro de "Peuple Breton", organe de l'UDB (Union Démocratique Bretonne) peut-on lire un article de Michel Treguer qui affirme: "Je rêve d'une Bretagne bilingue et plurielle, dans laquelle cohabiteraient tous ses enfants qu'elle hante: de l'extrême-gauche à l'extrême-droite, des communistes aux néodruides, des indépendantistes aus simples décentraliseurs. De Yves Le Berre à Goulven Pennaod, de Françoise Morvan à Per Denez, de Bernard poignant à Gaël Robin. En un sens, elle existe cette Bretagne-là, et je l'aime" (voir le document). Ce rêve d'une histoire de Bretagne réconciliant le nazi Goulven Pennaod (voir notre enquête "Le druide nazi de Lyon III) et le chercheur communiste brestois Yves Le Berre, est en fait un cauchemar, une confusion qui conduit aux pires aventures. Des secteurs entiers de l'opinion en prennent conscience, et ce que quelques personnes isolées tentaient de faire apparaître depuis des années devient aujourd'hui évident. Ainsi, le Conseil Général du Finistère, qui le finance à hauteur de 1,2 million par an, vient de demander à l'association Diwan de débaptiser son collège de Relecq-Kerhuon qui porte le nom de Roparz Hemon (voir notre édition du 05.05.2000). Le Conseil d'administration de Diwan se réunira le 24 juin prochain afin de prendre une décision. L'un de ses responsables, Andrew Lincoln, tente encore de sauver la face dans le Télégramme du 10 mai: "Roparz Hemon n'était ni nazi ni antisémite, mais on ne peut le regarder comme une image pieuse" Pour lui donc, un homme qui anime la Radio-Rennes nazie et fuit le pays dans les fourgons des tueurs miliciens du Bezen Perrot n'est pas nazi! Pour l'antisémitisme, il suffit de se reporter au journal de Roparz Hemon, "Arvor", en date par exemple du 26 juillet 1942 où il signait Pendaran: "les petits Bretons doivent apprendre que les Celtes ont subi plusieurs siècles de honte et d'esclavage depuis le temps où les légions romaines débarquaient dans l'île de Bretagne jusqu'au temps où feue Marianne livrait notre pays à ses Juifs. Il ne s'agit pas de "politique déplacée". Il s'agit de vérités à ancrer dans l'esprit de nos enfants, et plus souvent elle leur seront répétées, mieux cela vaudra" (voir le document). Monsieur Andrew Lincoln considère-t-il que cette manière de dire l'histoire doit s'afficher au fronton du collège Diwan? Amnistia, qui tient à sa disposition une longue liste de noms de Bretons à honorer, attend avec impatience les décisions du conseil d'administration de Diwan du 24 juin, et rappelle à la municipalité de Guingamp que, par inadvertance, un établissement culturel de cette ville porte le nom de Roparz Hemon. A
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