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Affaire
Buttiglione: Dans les coulisses des tractations
ultimes
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Par
Raphaël Gardel
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Mercredi
3 novembre 2004
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Durão
Barroso à la tête de la Commission
européenne
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"Essaie
de réfléchir sur les conséquences d'un
vote négatif... Si le Parlement s'oppose à la
Commission, nous nous en sortirons très mal. Nous, en
tant que pays... mais toi aussi personnellement..."
Mardi 26 octobre, en début d'après-midi,
Silvio Berlusconi téléphone à Rocco
Buttiglione. Le Cavaliere pensait parvenir à
raisonner "son" conseiller européen. Il
espérait que ce dernier allait offrir sa
démission après ses déclarations
homophobes et machistes, qui avaient provoqué
l'indignation de la majorité des
euro-députés.
Ce fut
peine perdue. D'ailleurs, que pouvait espérer un
Cavaliere, qui est lui-même un habitué des
déclarations choquantes et bien
droitières, de son commissaire européen.
Que pouvait-il reprocher à un personnage qui se
contentait d'imiter son président du Conseil...
"Je ne peux pas me démettre", lui a répondu
sèchement le professeur Buttiglione. Ensuite,
Berlusconi a rappelé José Barroso, lequel
a compris que la seule solution qui lui restait, pour le
lendemain, était celle de renoncer à soumettre
"sa" Commission aux votes des parlementaires. Sous peine de
s'exposer à un échec cinglant.
Barroso
savait depuis lundi 25 octobre que les parlementaires
n'auraient pas approuvé sa nouvelle
équipe, et il a donc appelé Antonio
Tajani, le chef du groupe "Forza Italia" à
Strasbourg (...)
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