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Le chef du Pkk à Rome. Les dessous de l'affaire

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20 novembre 1998

La diplomatie française avait ouvert la voie. En surveillant de très près ses affaires (armes et pétrole), Paris avait encouragé le Parti démocratique du Kurdistan de Massud Barzani et l'Union patriotique kurde de Jalal Talabani à se réconcilier.

Les deux clans, le premier soumis a Ankara et le deuxième proche du Pkk, se livraient une guerre sans merci en favorisant de fait la position de Saddam Hussein dans la région.

Sur fond de crise irakienne, Washington a convoqué Talabani e Barzani. Accueillis aux Etats-Unis par une conséquente enveloppe d'argent (gentiment mise à disposition de toute opposition anti-Saddam), le deux chefs ont signé un accord de paix qui (sous couvert de l'organisation d'un simulacre de scrutin électoral en 1999) prévoit le partage du Kurdistan irakien entre les deux clans, sous le protectorat d'Ankara... En échange Talabani et Barzani se sont engagés à mener la guérilla contre Saddam et... à liquider le Pkk!

Isolés sur le terrain et abandonnés aussi par la Syrie, les guérilleros du Pkk ont été contraint à se replier dans la région de Mosul... sous contrôle irakien! Leur chef s'est donc envolé vers Moscou; où l'accueil a été à la température de l'hiver russe. Invité a partir, Ocalan n'avait pas beaucoup de choix: la Grèce l'a refusé, la France lui a fait savoir "qu'il n'était pas question", en Allemagne il est recherché... et la Turquie le veut mort!

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