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La
face noire d'une
multinationale Quatrième
partie
On
trouve de tout dans le Coca indien, même des
pesticides Par
Alain Astaud Vendredi
7 avril 2006 |
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Reymond, Coca-Cola, l'enquête
interdite. Ed.
Flammarion. Depuis 2002, des manifestants indiens défilent inlassablement pour obtenir la fermeture des usines d'embouteillage de Coca-Cola. La dernière manifestation en date a eu lieu le 3 février dernier, à Medhiganj, dans un village situé au nord du pays. Coca-Cola a fait sa réapparition en Inde en 1993. PepsiCo s'y installait la même année. Après seize ans d'absence motivés par un litige fiscal, la compagnie d'Atlanta effectuait son retour en force. Difficile en effet pour une multinationale de l'agroalimentaire qui ambitionne l'hégémonie mondiale de rester plus longtemps à l'écart d'un pays continent. Le marché indien des boissons non alcoolisées, évalué à 1,2 milliard de dollars, a de quoi faire saliver les fabricants de sodas . Dès lors, rien d'étonnant à ce que Coca-Cola y ait fait d'importants investissements et qu'il y ait ouvert pas moins de cinquante unités de production à travers le pays . La plus grande des usines d'embouteillage est installée à Plachimada, dans l'État du Kerala, au sud de l'Inde. De cet établissement, qui emploie moins de quatre cents personnes, vont sortir, chaque jour, 1.200.000 bouteilles. Or la fabrication de sodas est vorace en eau. Il faut 9 litres d'eau pour fabriquer 1 litre de Coca. Pour assurer sa production, la firme a obtenu l'autorisation de procéder au forage de plusieurs puits et de pomper quotidiennement 560.000 litres d'eau (...) Tout le dossier est déjà disponible. En voici le sommaire: -
La
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Coca-Cola |
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