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La
face noire d'une
multinationale Sixième
partie
Un
Coca colombien bien frappé Par
Alain Astaud Jeudi
13 avril 2006 |
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Reymond, Coca-Cola, l'enquête
interdite. Ed.
Flammarion. La Colombie est connue pour son climat de violence. Dans les années 1990, en raison de la carence du pouvoir politique à assumer ses fonctions en matière de sécurité, des entreprises étrangères, à commencer par les compagnies pétrolières (Texaco, British Petroleum, Total ), feront appel à des sociétés militaires privées (SMP) pour assurer la protection de leurs sites et de leurs employés. Il est vrai que le phénomène n'est pas propre à la Colombie. Il s'inscrit dans une tendance mondiale d'un essor du mercenariat entrepreneurial . Officiellement, leur champ d'action s'étend de la protection privée à la lutte contre les guérillas, en passant par la guerre contre le narcotrafic. Mais, comme l'écrit le journaliste Hernando Calvo Ospina, "il existe en Colombie des SMP pour tout " Notamment pour réprimer le mouvement social. Des entreprises vont recourir à ces sociétés de néo-mercenaires pour éradiquer toute présence syndicale à l'intérieur de leurs usines. Au point que la Colombie détiendra un sinistre record, celui d'avoir à elle seule plus de syndicalistes assassinés (...) Tout le dossier est déjà disponible. En voici le sommaire: -
La
légende
Coca-Cola |
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