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Depuis
l'assassinat du préfet Erignac et,
surtout depuis l'arrestation du commando des
présumés coupables de ce meurtre,
le mouvement nationaliste, qui était
paralysé depuis cinq ans dans une guerre
intestine, s'est soudainement
réveillé en se retrouvant en
porte-à-faux par rapport à ses
propres revendications originelles. "Le commando
Erignac a fait ce que tout le monde disait qu'il
fallait faire... Pendant plus de cinq ans il n'y a
eu que des jeunes nationalistes qui ont payé
de leur vie à cause de l'asservissement des
chefs de la lutte nationale corse vis-à-vis
de la France". Voici le refrain qu'on peut
entendre parmi la nébuleuse des groupes du
mouvement nationaliste sur l'île.
Dès
l'annonce de la mort du préfet Erignac,
les principaux dirigeants de certaines
organisations nationalistes ont rivalisé
pour criminaliser les auteurs du meurtre.
Seulement que (l'affaire des paillotes aidant,
où des représentants de
l'autorité française ont
été surpris en une flagrante action
de terrorisme) leur base, ne les a pas suivis
(...)
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