©www.amnistia.net

 

Exclusif Corse: Le président de l'Assemblée,
l'entrepreneur et les immeubles hors-la-loi


Par Enrico Porsia

Mardi 25 mai 2004



Porto-Vecchio. Ce complexe immobilier, qui a vu le jour dans la magnifique baie de Santa Giulia, est hors-la-loi. Les associations de défense du littoral s'apprêtent à en demander la démolition.
.

A lire aussi:

Corse: un promoteur immobilier "sonde" les associations de défense du littoral

Corse: cadastre falsifié et béton à volonté

Corse, nouveau statut: les promoteurs immobiliers piaffent d'impatience

Corse: du béton sur la loi

Corse: la fièvre immobilière de l'extrême sud

Tout le Dossier Corse

"D
epuis quelque mois nous pouvons constater une progression de tentatives d'intimidation, de 'conseils appuyés', nous demandant de renoncer à certaines démarches que nous faisons afin que la loi littoral soit respectée". Il s'agit d'un cri d'alarme. Vincente Cucchi, présidente de l'association de défense de l'environnement bonifacien ABCDE ne décolère pas: "Bien évidemment, si, comme le souhaitent certains responsables politiques, la loi littoral devait être aménagée, nous n'aurions plus de raisons d'être... Si des sites, inconstructibles aujourd'hui, devaient être déclarés urbanisables demain, nous n'aurions plus aucun recours possible. La loi protégera les promoteurs. Et, plus cette éventualité prend de la consistance, plus nous remarquons une impatience grandissante de la part des promoteurs immobiliers.
Il nous arrive même de recevoir des visites à la maison..."

La Corse est l'un des principaux centres d'intérêt des promoteurs immobiliers. Dont certains ignorent jusqu'au sens du mot "scrupule". Pourtant, grâce à la protection qu'offre aujourd'hui la loi, il arrive que de gros projets soient empêchés de voir le jour.

Le 15 avril dernier, la cour administrative d'appel de Marseille a annulé un permis de construire qui autorisait la construction de 19 immeubles, dans le magnifique golfe de Santa Giulia, sur la commune de Porto-Vecchio.
Une décision qui intervient alors que le promoteur immobilier, avait déjà construit et commercialisé ce lotissement. Un lotissement de standing, face à la mer, où les appartements de 55 m2 ont été négociés, en 1999, à environ un million et demi de francs (228.000 euros) l'unité. Un lotissement dont les associations de défense de l'environnement s'apprêtent à demander la démolition.


Le 21 avril 1999 le préfet Bonnet avait refusé ce permis de construire. Par quels tours de passe-passe en est-on arrivé à édifier et commercialiser ce complexe immobilier comprenant 19 immeubles?
.

Nous racontons ici l'histoire de ces 19 immeubles, de 61 appartements...

Un récit qui commence par un refus. Signé par le préfet de Corse, un certain Bernard Bonnet.


Le refus opposé à un permis de construire, délivré 2 mois plus tôt par le maire, un certain Camille de Rocca-Serra. L'actuel président de l'Assemblée de Corse.

Un refus notifié à la société Marcellesi, une importante entreprise de la région de Porto-Vecchio, dont le patron est aussi le vice-président de la chambre de commerce et de l'industrie de la Corse-du-Sud.

Le Préfet Bonnet quittera l'île de Beauté pour celle de "la Santé" et aujourd'hui, les 19 immeubles de Santa Giulia sont construits, les appartements déjà vendus "à prix d'or"!

Comme croyait pouvoir le dire Sarkozy: "Avec mille kilomètres de côtes, en Corse il y a de quoi faire!".
C'etait sans compter sur le collectif pour la loi littoral.
Gérard Bonchristiani, le président de l'association "Pour le libre accès aux plages et la défense du littoral" a gagné une bataille importante.
La justice vient de déclarer le lotissement de Santa Giulia hors-la-loi.

C'est un coup dur pour le promoteur, le maire et... la préfecture.
Maintenant, les immeubles vont-ils être démolis?

Mais, au fait, par quels tours de passe-passe en est-on arrivé à édifier un complexe immobilier aujourd'hui declaré hors-la-loi?

Amnistia.net vous explique comment fonctionne ce mécanisme original.
Documents et témoignages à l'appui.

Cet article(1.700 mots, 10.300 signes)est payant(sauf pour les abonnés: cliquez ici)
Continuez la lecture au moyen du service téléphonique AlloPass
(
1,68 euros depuis la France) débité sur votre facture de téléphone.


Pour connaître le tarif et le numéro téléphonique à appeler, cliquez sur le drapeau de votre pays de résidence.
En composant le numéro, vous obtiendrez un code à reporter ci-dessous. Il vous donnera accès à l'article demandé.
Ce code est valable
une seule fois.
Pour utiliser ce service,
votre navigateur doit accepter les cookies.

Entrez votre code d'accès - Enter your access code:
AlloPass http://www.allopass.com


Découvrez nos offres d'abonnement


©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation réservés
contact: redaction@amnistia.net

Rédaction: contact

Haut de page
La Une



Abonnez-vous à Amnistia.net
.