©www.amnistia.net

 


Vidéo: Pourquoi infliger un incinérateur à l'île de Beauté?
Le préfet, les politiques, la multinationale et les défenseurs de l'environnement


Par Enrico Porsia

Lundi 7 juillet 2008



Dans le projet du PADDUC, tout juste élaboré par l'exécutif de la collectivité territoriale de Corse, il est clairement indiqué que les déchets de l'île seront aussi traités par voie de "valorisation énergétique", et ceci en référence au PIEDMA: le Plan interdépartemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés, qui reste le texte règlementaire de référence prévoit la "valorisation énergétique" des déchets par traitement thermique.


A lire aussi:

L'incinérateur et l'île de Beauté

Corse: Petits arrangements pour enterrer la loi
Le préfet, les clans et les natios

Privatisation du territoire - Quand le sous-préfet de Sartene annonce: "Robespierre est mort!"

Corse: La menace des poussières d'amiante

Centrale EDF d'Ajaccio: Pollution mortelle

Tout le Dossier Corse

C'est écrit noir sur blanc, dans le projet du Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC), qui sera présenté par l'exécutif aux élus de l'île: la proposition contenue dans le Plan interdépartemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés (PIEDMA), c'est-à-dire la construction d'un incinérateur au beau milieu de l'île de Beauté, est bel et bien la solution miracle préconisée par l'exécutif de la collectivité territoriale. Un miracle qui est polluant et donc dangereux. Un miracle qui a néanmoins l'avantage d'être très cher et donc très rentable pour les industriels du secteur.

Comme nous l'avions écrit dans notre édition du 5 juillet 2007, "Le numéro un du marché (Veolia Environnement) est au courant du projet". Il attend, tranquillement, que la collectivité territoriale s'exprime.
Il faut bien admettre que Veolia a le vent en poupe chez bien des décideurs en Corse.

Même le préfet, Monsieur Christian Leyrit n'est pas insensible au savoir-faire de la multinationale.
Le 20 décembre 2007, le représentant de l'Etat sur l'île a conseillé aux représentants de la Communauté d'agglomération du pays ajaccien d'envoyer les déchets sur le continent… en attendant "la solution définitive"… le miracle, qui résoudra tous les problèmes. Devant ses interlocuteurs, plus qu'étonnés, le préfet ne s'est pas gêné pour souligner que Veolia Environnement (sic!), déjà bien implanté sur l'île, pourrait se charger de cette mission transitoire… En attendant de répondre à l'appel d'offres concernant l'incinérateur?

"Le projet de l'incinérateur est définitivement abandonné", avait pourtant affirmé à l'été 2007 Monsieur François Tatti, adjoint du maire de Bastia Emile Zuccarelli, et président du Syndicat mixte de valorisation des déchets de Corse (Syvadec). L'annonce était affichée à la "Une" de Corse Matin. Mais pourquoi donc le plan interdépartemental, qui prévoit, justement, le traitement thermique des déchets n'a-t-il pas été modifié? La réponse, on peut la lire dans le PADDUC: le plan est toujours d'actualité, et ceci malgré les propos si rassurants du président du Syvadec.

Devant cette aberration, qui consisterait à infliger aux 260.000 habitants de l'ile de Beauté un incinérateur, une solution polluante et onéreuse pour la gestion des déchets, nous avons interviewé Marie-Dominique Loye-Pilot, maître de conférences (aujourd'hui à la retraite) à l'Ecole normale supérieure et porte-parole du Collectif contre l'incinération des déchets en Corse.





Abonnez-vous au site Amnistia.net (accès direct à tous les articles) et recevez, chaque mois, notre journal Les Enquêtes interdites (format PDF).
Découvrez nos offres d'abonnement


©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation réservés
contact: redaction@amnistia.net

Rédaction: contact

Haut de page
La Une



Abonnez-vous à Amnistia.net
.