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Dans
le projet du PADDUC, tout juste
élaboré par
l'exécutif de la
collectivité territoriale de Corse,
il est clairement indiqué que les
déchets de l'île seront aussi
traités par voie de "valorisation
énergétique", et ceci en
référence au PIEDMA: le Plan
interdépartemental
d'élimination des déchets
ménagers et assimilés, qui
reste le texte règlementaire de
référence prévoit la
"valorisation énergétique"
des déchets par traitement
thermique.
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C'est
écrit noir sur blanc, dans le projet du Plan
d'aménagement et de développement
durable de la Corse (PADDUC), qui sera
présenté par l'exécutif aux
élus de l'île: la proposition contenue
dans le Plan interdépartemental
d'élimination des déchets
ménagers et assimilés (PIEDMA),
c'est-à-dire la construction d'un
incinérateur au beau milieu de l'île
de Beauté, est bel et bien la solution
miracle préconisée par
l'exécutif de la collectivité
territoriale. Un miracle qui est polluant et donc
dangereux. Un miracle qui a néanmoins
l'avantage d'être très cher et donc
très rentable pour les industriels du
secteur.
Comme
nous l'avions écrit dans notre
édition du 5 juillet
2007,
"Le numéro un du marché (Veolia
Environnement) est au courant du projet". Il
attend, tranquillement, que la collectivité
territoriale s'exprime.
Il faut bien admettre que Veolia a le vent en poupe
chez bien des décideurs en Corse.
Même
le préfet, Monsieur Christian Leyrit n'est
pas insensible au savoir-faire de la
multinationale.
Le 20 décembre 2007, le représentant
de l'Etat sur l'île a conseillé aux
représentants de la Communauté
d'agglomération du pays ajaccien d'envoyer
les déchets sur le continent
en
attendant "la solution définitive"
le
miracle, qui résoudra tous les
problèmes. Devant ses interlocuteurs, plus
qu'étonnés, le préfet ne s'est
pas gêné pour souligner que Veolia
Environnement (sic!), déjà bien
implanté sur l'île, pourrait se
charger de cette mission transitoire
En
attendant de répondre à l'appel
d'offres concernant
l'incinérateur?
"Le
projet de l'incinérateur est
définitivement abandonné", avait
pourtant affirmé à
l'été 2007 Monsieur François
Tatti, adjoint du maire de Bastia Emile
Zuccarelli, et président du Syndicat mixte
de valorisation des déchets de Corse
(Syvadec). L'annonce était affichée
à la "Une" de Corse Matin. Mais
pourquoi donc le plan interdépartemental,
qui prévoit, justement, le traitement
thermique des déchets n'a-t-il pas
été modifié? La
réponse, on peut la lire dans le PADDUC: le
plan est toujours d'actualité, et ceci
malgré les propos si rassurants du
président du Syvadec.
Devant
cette aberration, qui consisterait à
infliger aux 260.000 habitants de l'ile de
Beauté un incinérateur, une
solution polluante et onéreuse pour la
gestion des déchets, nous avons
interviewé Marie-Dominique Loye-Pilot,
maître de conférences (aujourd'hui
à la retraite) à l'Ecole normale
supérieure et porte-parole du Collectif
contre l'incinération des déchets en
Corse.
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