©www.amnistia.net

 

Interrogatoire au ministère de l'Intérieur: On entre par la porte et on sort par la fenêtre


Dimanche 17 juin 2007



Le 11 rue des Saussaies, à Paris
Pour quelle raison, Dominique Pasqualaggi, aurait-il choisi de tenter une fuite impossible, désespérée et suicidaire... En sautant du troisième étage d'un vieil immeuble parisien?
Pour s'évader où? Dans la cour du ministère de l'Intérieur? A deux pas de l'Elysée, dans le quartier le plus blindé et surveillé de Paris?


A lire aussi:

Tout le Dossier Corse

.

C'est extraordinaire. Le militant indépendantiste du FLNC-22 octobre, Dominique Pasqualaggi, 33 ans, détenu depuis dix-huit mois, est interrogé jeudi 14 juin 2007, au troisième étage du ministère de l'Intérieur au 11, rue des Saussaies à Paris. Le militant corse a été sorti de sa cellule mardi, et cela fait depuis trois jours qu'il est soumis aux questions des enquêteurs. Il est environ 19 heures quand, après avoir signé son PV d'interrogatoire, le militant passe par la fenêtre, pour s'écraser trois étages plus bas dans la cour du ministère. Dominique Pasqualaggi, est transporté dans un état très grave à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière. Que s'est-il passé?

Selon la directrice centrale de la police judiciaire, Martine Monteil, aucune "faute" n'aurait été commise par ses hommes. Le militant indépendantiste aurait tout bêtement tenté de se faire la belle.

En sautant du troisième étage d'un vieil immeuble parisien? Pour s'évader où? Dans la cour du ministère de l'Intérieur? A deux pas de l'Elysée, dans le quartier le plus blindé et surveillé de Paris?

Prenons quand même pour bonne la version que nous a fournie la directrice centrale de la police judiciaire.
Pour quelle raison, Dominique Pasqualaggi, aurait-il choisi de tenter une fuite impossible, désespérée et suicidaire?

Jean-Marc Rodriguez, l'un des amis proches de Dominique Pasqualaggi, pointe le doigt vers les enquêteurs: Le militant corse aurait subi "des mesures vexatoires", les enquêteurs l'auraient menacé "de propager des rumeurs le désignant comme une balance et le livrant ainsi à la vindicte de co-détenus".

De telles accusations sont d'une extrême gravité.

Peut-on en effet imaginer que, en plein "état de grâce", dans la "France d'après", de tels chantages puissent avoir cours?

Abonnez-vous au site Amnistia.net (accès direct à tous les articles) et recevez, chaque mois, notre journal Les Enquêtes interdites (format PDF).
Abonnements: 4 euros 15 jours | 18 euros 3 mois | 50 euros 1 an


©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation réservés
contact: redaction@amnistia.net

Rédaction: contact

Haut de page
La Une



Abonnez-vous à Amnistia.net
.