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Par
Enrico Porsia
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Mardi
9 septembre 2003
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Cette
photo d'Yvan Colonna, publiée à la
une de Paris-Match du 10.07.2003, a
été prise par les hommes du RAID le
29 juin 2003, soit 5 jours avant l'arrestation de
l'homme le plus recherché de France. Depuis
combien de temps les RG avaient "logé" Yvan
Colonna?
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Dans
la première semaine de juin, Bernard Squarcini, le
numéro 2 des Renseignements généraux se
rend deux fois au Luxembourg où il a un correspondant
de taille. Il s'agit de Jean Nicolas, l'éditeur du
site Internet L'Investigateur. Ce media, que les
fidèles lecteurs d'amnistia.net connaissent
bien, est une sulfureuse publication basée dans le
Grand-Duché. Cette singulière publication a
une spécificité bien originale. Elle est
copieusement alimentée par des thèses
policières, ainsi que par des notes en provenance de
quelques fonctionnaires des Renseignements
généraux. Au fil du temps,
L'Investigateur est devenu une sorte de boîte
à lettres servant, vraisemblablement, les
intérêts de certains services de l'ombre afin
de faire partir des rumeurs, voire exercer des pressions, en
utilisant l'arme pernicieuse de la propagation de bruits.
Car il faut bien admettre que le travail journalistique de
ce media est limité. Les informations sont
publiées en vrac. Selon l'arrivage. La
vérification ne faisant manifestement pas partie de
la charte déontologique de cette extravagante
publication luxembourgeoise. Sa production se borne,
habituellement, aux sources bien opaques qui l'alimentent.
Des sources dont L'Investigateur est tributaire.
Autrefois lobby-man au service d'un chef d'entreprise peu
scrupuleux, Jean Nicolas, le patron de la publication, est
aussi poursuivi par un mandat d'arrêt émanant
de la Belgique et comprenant plus de 60 chefs d'inculpations
n'ayant, apparemment, aucun rapport avec des délits
de presse.
En
ce début du mois de juin 2003, donc, le numéro
2 de la Direction centrale des Renseignements
généraux (DCRG), rencontre Jean Nicolas deux
fois, en l'espace de 5 jours, au Luxembourg. Le journaliste
a, selon ses propres dires, des informations importantes
à fournir. Etrange éthique professionnelle
que celle d'un journaliste qui se transforme en informateur
de police. Le patron de L'Investigateur aurait
été contacte à la fin du mois de mai
par des "membres de son réseau corse" qui lui
auraient révélé qu'Yvan Colonna,
l'homme le plus recherché de France, aurait envie de
mettre un terme à sa cavale. Le "réseau corse"
de L'Investigateur en est persuadé: "Le clan
Colonna serait prêt à discuter avec les
autorités judiciaires françaises". Ainsi, le
patron de la publication, toujours selon ce qu'il avance,
décide de prendre contact avec les autorités
"juridico-policières" hexagonales afin de leur faire
part de ses renseignements. Ensuite, "c'est Bernard
Squarcini, le numéro 2 des Renseignements
généraux, en relation directe avec le chef de
cabinet de Nicolas Sarkozy, qui est désigné
comme mon interlocuteur. Une fois les tractations
terminées avec les autorités
françaises, qui ont quand même pris un certain
temps, Bernard Squarcini venait me voir", affirme Jean
Nicolas.
Il s'agit donc de tractations entre un "journaliste"
disant disposer des confidences d'un informateur, et la
Direction centrale des Renseignements
généraux (...)
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