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Le
12 novembre 2007 débutera le procès
d'Yvan Colonna, accusé d'avoir tiré
sur le préfet Erignac. Le berger corse,
qui s'est toujours proclamé innocent, a
été arrêté le 4 juillet
2003, après une longue cavale de 4 ans.
Autant d'années qui ont vu s'affronter
différents services de l'Etat. Des services
qui étaient déjà entrés
en conflit ouvert lors de l'enquête,
rythmée par une cacophonie
surréaliste, sur l'assassinat du
préfet Erignac.
La
traque du berger corse a servi de toile de fond
à une véritable guerre de
l'ombre. Une guerre des polices et des services
de renseignement. Les multiples forces qui se sont
affrontées sur ce champ de bataille, si
particulier, obéissaient, bien souvent,
à des intérêts qui ont
très peu à voir avec la recherche de
la vérité. Les différents
services qui sont entrés en conflit
étaient liés, en premier lieu,
à des intérêts politiques. Des
intérêts dont le seul but était
celui de déstabiliser l'adversaire d'en
face.
Au
début de l'enquête Erignac, tout comme
de la longue chasse d'Yvan Colonna, le
président de la République, Jaques
Chirac cohabitait avec le Premier ministre
socialiste, Lionel Jospin. A partir de 2002, la
France a vécu une forme de cohabitation
inédite. Nicolas Sarkozy, depuis le
ministère de l'Intérieur,
lançait son assaut sur l'Elysée.
Sarko contre Chirac. Droite contre droite. Une
guerre politique civile. Le conflit fut
terrible.
Le
berger de Cargese était devenu un enjeu
politique. Peu importait alors qu'il soit
coupable, ou bien innocent. La seule chose qui
comptait, chez les belligérants,
c'était la conquête d'un
trophée: des menottes sur les poignets de
l'homme le plus recherché de
France!
Il
en va de soit qu'entre les différents
services de l'Etat, présents sur le
terrain, la concurrence était brutale. Les
coups tordus monnaie courante.
Quant
au but principal de ce conflit intestin, avant
même la capture de "l'ennemi public
numéro 1", c'était celui de
saboter le travail du camp d'en face.
Empêcher à tout prix que le clan
politique rival puisse s'emparer de la
victoire.
Dans
cette guerre de l'ombre, au cur de
l'Etat, la manipulation a été
l'une des principales armes qui ont
été employées.
Lire
la deuxième partie: "Mon client a
été balancé!" - Une interview
exclusive d'Yvan Colonna dans le fin fond du
maquis...
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En
voici le sommaire:
-
"Mon client a été
balancé!"
- "Une interview exclusive d'Yvan Colonna dans le
fin fond du
maquis..."
-
Un mystérieux contact aux RG qui
téléguidait le journaliste
- Les hommes de la DNAT
débarquent
-
"Le cabinet noir"
- Etranges collaborations et fâcheux
mélanges de
genres
-
Proposer un marché à Nicolas
Sarkozy
- Une source "en béton
armé"
-
Le mythique patron des RG
- La presse régionale: un excellent relais
pour propager l'intox
- "Enquête sur un homme de
pouvoir"
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