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Nous
publions des extraits de ce dossier en six parties.
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"Mon
client a été
balancé!"
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Cette photo d'Yvan Colonna, publiée
à la une de Paris-Match du
10.07.2003, a été prise par
les hommes du RAID le 29 juin 2003, soit 5
jours avant l'arrestation de l'homme le
plus recherché de France. Depuis
combien de temps les RG avaient
"logé" Yvan
Colonna?.
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2002.
Jacques Chirac est réélu
président de la République. Nicolas
Sarkozy est nommé au ministère de
l'Intérieur. Le nouveau ministre se fixe
comme une de ses priorités absolues
l'arrestation du berger soupçonné
d'avoir tiré sur le préfet de Corse.
Bien évidemment, les Renseignements
généraux sont sur l'affaire. Cette
honorable administration compte à sa
tête Yves Bertrand. Il est directeur central
du service depuis 1992. Etiqueté chiraquien
pur sucre, Yves Bertrand ne jouit pas de la
confiance du nouveau ministre
Pour être
clair, Nicolas Sarkozy s'en méfie comme de
la peste.
Aux
RG, Sarko a choisi son homme. C'est Bernard
Squarcini, le numéro 2 du service.
"Bernard Squarcini a attiré l'attention du
ministre au cours de ses voyages en Corse, par sa
formidable connaissance de la région et la
finesse de ses analyses", explique, dans les
colonnes du Monde, Claude Guéant,
aujourd'hui secrétaire général
de l'Elysée, et à l'époque
directeur du cabinet du ministre à la place
Beauvau. Aux RG, deux clans se font face. Les
Chiraquiens contre les Sarkozystes.
Le
4 juillet 2003, la cavale d'Yvan Colonna prend fin.
Le berger a été "logé"
grâce à un bon tuyau fourni par
une balance qui est allée se confier
à la faction des RG d'obédience
sarkozyste.
"Bernard
Squarcini a bénéficié d'un
informateur décisif dans la traque du
fugitif", souligne le journaliste Piotr Smolar
dans le Monde du 28.06.07, en confirmant ce
que nous avions déjà écrit
dans notre
édition du 9 septembre
2003.
En corroborant aussi ce qu'avait
déclaré, peu après
l'arrestation du berger, Maître Sollacaro,
l'avocat d'Yvan Colonna: "Mon client a
été balancé!"
Une
interview exclusive d'Yvan Colonna dans le fin fond
du maquis
Sarko
est aux anges. C'est lui qui a conquis le
trophée. Euphorique, le ministre de
l'Intérieur annonce, le 4 juillet au soir:
"L'arrestation de l'assassin du préfet
Erignac".
D'un
revers de manche, le premier flic de France,
aujourd'hui président de la
République, balaye tout principe de
présomption d'innocence. Ce n'est pas
rien. C'est même grave. D'autant plus,
qu'aucune preuve matérielle n'a jamais
été recueillit contre Yvan
Colonna.
Tandis
que Nicolas Sarkozy savoure sa victoire
personnelle, le clan d'en face organise la
contre-offensive.
Il
faut bien admettre que, depuis l'arrivée de
Sarko à la place Beauvau, le clan
chiraquien n'avait pas lésiné sur les
moyens pour entraver le ministre de
l'Intérieur dans ses efforts pour se saisir
du berger de Cargese.
En
mars 2003, Jean-Paul Guillaume, "journaliste
d'investigation indépendant" de son
état, obtient, grâce à la
relation d'une agente littéraire, un
rendez-vous avec Guy Birenbaum, alors directeur
de collection chez Denoël. L'éditeur et
le journaliste se rencontrent dans un petit troquet
de la rue de Sèvres à Paris.
Jean-Paul Guillaume prétend détenir
un scoop. Un vrai! Il peut accoucher d'un livre qui
relate la cavale d'Yvan Colonna, avec, comme
"cerise sur le gâteau", une préface
d'Yvan Colonna en personne. Du lourd!
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"J'ai trouvé son histoire fumeuse.
Il fallait l'accompagner en Corse et lui
payer le voyage pour rencontrer les
membres de la famille Colonna. C'est
à partir de ce moment-là que
je ne l'ai plus cru. Ses
prétentions financières
exorbitantes ont fini de m'achever et j'ai
laissé tomber l'affaire"...
Guy
Birenbaum,
éditeur.
A
lire aussi, son interview sur notre site:
Secret-défense
- "A
qui dois-je faire lire les manuscrits: Les
RG, la DST ou la DGSE?"
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Quelque
mois auparavant, le même journaliste
était arrivé à se faire payer
quelques frais de voyage par France2 en
affirmant qu'il aurait offert à la
chaîne publique une interview exclusive
d'Yvan Colonna dans le fin fond du maquis
corse
Mais
cette fois-ci, il n'arrive pas à convaincre
Guy Birenbaum: "J'ai trouvé son histoire
fumeuse. Il fallait l'accompagner en Corse et lui
payer le voyage pour rencontrer les membres de la
famille Colonna. C'est à partir de ce
moment-là que je ne l'ai plus cru. Ses
prétentions financières exorbitantes
ont fini de m'achever et j'ai laissé tomber
l'affaire".
Lire
la troisième partie: Un
mystérieux contact aux RG qui
téléguidait le journaliste
-
Les hommes de la DNAT
débarquent
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voici le sommaire:
-
"Mon client a été
balancé!"
- "Une interview exclusive d'Yvan Colonna dans le
fin fond du maquis..."
-
Un mystérieux contact aux RG qui
téléguidait le journaliste
- Les hommes de la DNAT
débarquent
-
"Le cabinet noir"
- Etranges collaborations et fâcheux
mélanges de
genres
-
Proposer un marché à Nicolas
Sarkozy
- Une source "en béton
armé"
-
Le mythique patron des RG
- La presse régionale: un excellent relais
pour propager l'intox
- "Enquête sur un homme de
pouvoir"
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