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"Le
cabinet noir"
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Ce
courrier de "repentance" est envoyé
par Hubert Marty-Vrayance, un mois avant
sa mise en garde à vue, à
Bernard Squarcini, l'homme de Sarko aux
RG
Au même moment,
Marty-Vrayance poursuit,
allégrement, sa collaboration avec
le "cabinet noir" d'Yves
Bertrand.
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Hubert
Marty-Vrayance, fait partie de ce que plusieurs
articles de presse ont défini comme "le
cabinet noir" des Renseignements
généraux. Un "cabinet noir" aux
ordres du directeur central du service, Yves
Bertrand. Voici comment est décrit ce
cabinet occulte par le commissaire Hubert
Marty-Vrayance en personne: "Un réseau
très cloisonné de fonctionnaires et
de journalistes travaillant dans l'ombre sans se
connaître, non pas au profit de la Direction
centrale des RG ou du ministère de
l'Intérieur, mais de la seule personne du
directeur central des Renseignements
généraux. Les 'agents' composant ce
réseau étaient chargés de
recueillir des renseignements à son
intention exclusive, soit parce qu'ils
étaient impossibles à recueillir dans
le strict cadre de l'institution, soit parce qu'ils
étaient destinés à l'usage
personnel du 'patron', vraisemblablement dans
l'intérêt du service. Commodité
supplémentaire de ce système: ces
'agents' étaient tout à fait
officieux, ils pouvaient servir de fusibles en cas
de dérapage, afin de ne pas mettre en
difficulté Yves Bertrand".
Dans
ce courrier de "repentance" envoyé, un mois
avant sa mise en garde à vue, à
Bernard Squarcini, l'homme de Sarko aux RG,
Marty-Vrayance explique aussi: "On ne
s'aperçoit pas immédiatement que l'on
intègre ce type de réseau; cela se
fait insensiblement, mais sûrement. En ce qui
me concerne, après une prise de contact
concernant la cavale d'Yvan Colonna, le processus
avait consisté à me faire miroiter
à terme une réaffectation attractive
dans ma direction d'origine, assortie d'un
avancement. J'ai eu droit aussi à une
promesse de décoration
"
Sans commentaire.
Etranges
collaborations et fâcheux mélanges de
genres
Ce
fonctionnaire travaille donc en liaison directe
avec Yves Bertrand. Lorsqu'il est placé
en garde à vue en même temps que son
ami, le "journaliste d'investigation" Jean-Paul
Guillaume, l'inspection générale de
la police nationale saisit le disque dur de son
ordinateur. Les enquêteurs découvrent
ainsi que le commissaire principal Hubert
Marty-Vrayance avait entrepris d'écrire
quelques chapitres du "récit à quatre
mains" pour le compte du journaliste Jean-Paul
Guillaume. Etrange collaboration et fâcheux
mélange de genres.
Il
faut bien reconnaître que le commissaire
principal Hubert Marty-Vrayance n'est pas à
son premier coup d'essai "littéraire". Il a
déjà donné quelques coups de
main à Thierry Meyssan, auteur de
L'Effroyable imposture, mettant en cause le
crash d'un avion sur le Pentagone. Cet ouvrage
déjanté est publié par Patrick
Pasin, des éditions Carnot.
En
mars 2002, alors que la campagne
présidentielle bat son plein, des
membres du "cabinet noir" vont proposer au
même éditeur le livre "choc de
l'année". Un livre sur le candidat de la
gauche, Lionel Jospin. Le titre est
évocateur: "Un passé qui ne passe
pas. Le cauchemar en rose et brun qui hante Lionel
Jospin". L'ouvrage ne se contente pas de retracer
le passé trotskiste de l'adversaire
politique de Jacques Chirac, il relate aussi le
passé du père du candidat socialiste.
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En
mars 2002, des membres du "cabinet noir"
vont proposer à Patrick Pasin, des
éditions Carnot, un livre sur le
candidat de la gauche, Lionel Jospin.
Quelle est l'ambition des auteurs?
Effectuer un lien odieux entre le
passé trotskiste, certes longtemps
occulté, de Lionel Jospin, et celui
de son père. Cette fois-ci,
l'éditeur refuse de "publier le
manuscrit polémique". De
façon très peu
usitée, le courrier de refus de
l'éditeur est expédié
au Secrétariat
général de la Défense
nationale, là où travaille
Hubert Marty-Vrayance.
Qui
sont les auteurs du manuscrit? Le
journaliste "rouge-brun" Jean-Paul Cruse
(voir nos éditions du
9
février
2005
et du 30
juin
2003)
et un certain Didier Mathis
nom
d'emprunt derrière lequel ne se
cacherait personne d'autre que Didier
Rouch. Il est le chef du groupe
d'enquêtes au cabinet d'Yves
Bertrand, le directeur central des RG.
Jean-Paul
Cruse conteste ces informations. Le
journaliste, qui prêta autrefois sa
plume à l'ancien patron du GIGN,
Paul Barril, se dit victime d'une
manipulation. Jean-Paul Cruse nie toute
collaboration avec des fonctionnaires des
RG pendant la rédaction de son
livre: "Un passé qui ne passe pas.
Le cauchemar en rose et brun qui hante
Lionel Jospin". Un livre, jamais
publié,dont il revendique, seul, la
paternité.
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Quelle
est l'ambition des auteurs? Effectuer un lien
odieux entre le passé trotskiste, certes
longtemps occulté de Lionel Jospin, et celui
de son père. Ce dernier est
présenté par "les enquêteurs"
d'une façon caricaturale, comme un
collaborateur notoire pendant l'Occupation. Cette
fois-ci, l'éditeur refuse de "publier le
manuscrit polémique". Un manuscrit qui lui a
été livré par le commissaire
principal Hubert Marty-Vrayance. Encore une fois,
il s'agit d'un ouvrage écrit à
"quatre mains". Qui en sont les auteurs? Le
journaliste "rouge-brun" Jean-Paul Cruse (voir nos
éditions du 9 février 2005 et du 30
juin 2003) et un certain Didier Mathis.
D'une
façon très originale, le courrier de
refus de l'éditeur est expédié
au Secrétariat général de la
Défense nationale, là où
travaille Hubert Marty-Vrayance. Cette fois-ci,
notre commissaire principal n'a pas directement
participé à la rédaction, se
contentant d'agir, modestement, en tant qu'"agent
littéraire". Quant au co-auteur de Jean-Paul
Cruse, qui se cache derrière le nom
d'emprunt de Didier Mathis
il ne serait
personne d'autre que Didier Rouch. Il n'est ni
journaliste, ni écrivain. Il est le chef du
groupe d'enquêtes au cabinet d'Yves Bertrand,
le directeur central des RG. Rouch est, selon les
propres affirmations d'Hubert Marty-Vrayance, "Les
yeux et les oreilles du
patron".*
Lire
la cinquième partie: - Proposer
un marché à Nicolas Sarkozy - Une
source "en béton
armé"
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voici le sommaire:
-
"Mon client a été
balancé!"
- "Une interview exclusive d'Yvan Colonna dans le
fin fond du
maquis..."
-
Un mystérieux contact aux RG qui
téléguidait le journaliste
- Les hommes de la DNAT
débarquent
- "Le cabinet noir"
- Etranges collaborations et fâcheux
mélanges de
genres
-
Proposer un marché à Nicolas
Sarkozy
- Une source "en béton
armé"
-
Le mythique patron des RG
- La presse régionale: un excellent relais
pour propager l'intox
- "Enquête sur un homme de
pouvoir"
*
Jean-Paul Cruse conteste ces informations. Le
journaliste, qui prêta autrefois sa plume
à l'ancien patron du GIGN, Paul Barril, se
dit victime d'une manipulation. Jean-Paul Cruse nie
toute collaboration avec des fonctionnaires des RG
pendant la rédaction de son livre: "Un
passé qui ne passe pas. Le cauchemar en rose
et brun qui hante Lionel Jospin". Un livre, jamais
publié,dont il revendique, seul, la
paternité.
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